qu'est-ce que la créatinine dans le sang

Norme de la créatinine: qu’est-ce que la créatinine dans le sang

Qu'est-ce la créatinine dans le sang

C’est quoi la créatinine dans le sang

La créatinine dans le sang est un déchet qui provient de la dégradation de la créatine, un résultat de la filtration de cette dernière qui est en effet une protéine qui est stockée dans les muscles et qui génère de l’énergie, cette opération est réalisée par l’activité rénale.

La créatinine est éliminée en urine après avoir été conduite par le sang puis filtrée par le rein. Pour évaluer donc cet organe les médecins ont tendance à proposer un test de créatinine urinaire ou sanguin.

Le taux de la créatinine dans le sang

Le taux de la créatinine doit être stable chez une même personne mais peut varier d’une personne à une autre, les critères de variation sont par exemple la masse musculaire ou l’activité régulière de chaque individu.

A chaque fois que la personne est plus musclé et fournit plus d’efforts le taux de la créatinine augmente dans le sang.

Quel est le taux de créatinine normal pour un homme

La norme de la présence de la substance en question dans le corps selon certains médecins est entre 6 et 12 mg/l chez les hommes.

Quel est le taux de créatinine normal pour une femme

Les femmes en général ont une moindre masse musculaire que la plupart des hommes et fournissent moins d’efforts musculaires.

Donc il est normal de trouver un taux de créatinine plus bas. Le taux de créatinine normal pour une femme est selon les médecins est de 4 à 10 mg/l dans le sang.

Pourquoi une analyse de la créatinine

L’analyse de la créatinine nous permet de connaitre si l’activité rénale fonctionne normalement ou elle est atteinte d’une altération.

L’intérêt de la clairance de la créatinine

Lorsqu’on suspecte une maladie chez un patient, le médecin prescrit une clairance de la créatinine qui nous permet de mesurer la vitesse de la filtration des reins.

La norme chez les personnes de moins de 40 ans est de 107 et 139 ml/minute chez les hommes, et de 87 et 107 ml/min chez les femmes.

Si les résultats sont différents de la norme, il y a un dysfonctionnement de l’activité rénale, donc le patient est susceptible d’avoir une maladie rénale parfois grave et chronique.

Comment se fait le test ?

Il existe deux types de tests pour évaluer le taux de la substance dégradée qu’on appelle dosage urinaire et dosage sanguin.

Le dosage sanguin

Le dosage sanguin est un prélèvement de sang pour en obtenir un échantillon, pour la fin de le soumettre à un test pour connaitre le taux de créatinine dans le sang, c’est ce qu’on appelle créatinémie, dans le but de pouvoir juger le fonctionnement du rein. La norme est de 6 et 12 mg/l chez l’homme et de 4 et 10 mg/l chez la femme.

Afin d’effectuer cette analyse il est nécessaire pour le patient de ne pas fournir d’effort physique durant 48 heures et de ne pas consommer de la viande rouge et les boissons diurétiques pendant 24 heures.

Le dosage urinaire

L’examen urinaire de créatinine autrement appelé créatininurie, est une analyse d’un recueil d’urine durant 24h afin d’avoir les informations nécessaires pour connaitre l’état de fonctionnement rénal, en suivant le taux de créatinine filtré par l’organe responsable de cette fonction.

Pour juger que le rein fonctionne parfaitement, la vitesse de filtration doit être chez les hommes âgés moins de 40 ans entre 107 et 139 ml/min et de 87 et 107 ml/min chez les femmes.

Il existe quelques facteurs qui font que cette vitesse varie, en l’occurrence : l’âge et la masse musculaire.

Le résultat du test de la créatinine dans le sang

Zombie et créatinine dans le sang
Zombie

Lorsque le taux de créatinine dans le sang n’est pas conforme aux normes citées ci-dessus, il s’agit là d’un dysfonctionnement rénal lié généralement à une maladie.

Lorsque le taux de créatinine est élevé

Il y a plusieurs raisons qui peuvent être la cause d’un dysfonctionnement qui résulte l’élévation du taux de créatinine dans le sang notamment les maladies chroniques comme le diabète, l’hypothyroïdie, la goûte, l’insuffisance cardiaque…mais aussi les efforts physiques, une alimentation riche en protéine et la grossesse chez la femme.

Lorsque le taux de créatinine est bas

Une faiblesse de la masse musculaire qu’elle soit en rapport avec l’âge ou à une maladie, peut être derrière le niveau bas de la créatinine dans le sang. Mais pas que ça, la raison peut être aussi une pathologie du foie ou encore la grossesse.

Comment garder la norme de créatinine ?

Tenir un régime alimentaire extrêmement sain

Boire beaucoup d’eau (pour faciliter la tâche aux reins)

Ne pas abuser dans la consommation de la viande rouge

Réduire la consommation du sucre

Essayer de réduire au maximum la consommation du tabac

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liens utiles:

https://www.netdoktor.de/laborwerte/kreatinin/

https://www.urologielehrbuch.de/kreatinin.html

Comment sont les pertes blanches en début de grossesse?

Comment sont les pertes blanches en début de grossesse?

Le cycle menstruel dure généralement 28 jours. Il est calculé par rapport à l’ovulation (production d’un ovocyte par l’ovaire). Les pertes blanches ou glaire cervicale (voir notre article détaillé sur les glaires cervicales ici) sont des secrétions vaginales liées au phénomène d’ovulation. Et avant de répondre à la question de comment sont les pertes blanches en début de grossesse, faisant une petite intro pour bien comprendre ce phénomène.

les pertes blanches en début de grossesse

Introduction

Les pertes blanches permettent, suivant les stades d’ovulation, soit de sauvegarder le sperme dans le vagin durant une certaine période en attendant que l’ovule soit prêt pour la fécondation, soit d’accélérer le mouvement du sperme durant les quelques jours du stade optimale de l’ovule qui est arrivé dans ce cas au stade ultime pour recevoir le spermatozoïde.

Il est à noter que les pertes blanches après les règles sont généralement épaisses, de couleur marron et ne permettent presque aucun mouvement aux spermatozoïde dans le vagin. L’intérieur de ce dernier est sec sauf dans des cas de perturbations ou de maladie que nous verrons plus loin.

Il faut attendre trois à quatre jours pour voir le vagin sécréter des pertes blanches crémeuse, épaisse et très collante. Cette période est non fertile. Les spermatozoïdes n’auront aucune chance de passer cette muraille infranchissable.

Ensuite vient la période de 7 à 9 jours ou les pertes blanches seront toujours crémeuse tirant vers le blanc, moins épaisse et moins collante. Les spermatozoïdes se conservent durant cette période et peuvent traverser le sombre long tunnel du vagin qui les ramène vers l’ovule non encore fécondée. Ce voyage peut durer 3 à 4 jours, le temps que l’ovule soit prêt.

La période de 10 à 14 jours après les règles est la période idéale pour la fécondation. Les pertes blanches sont presque fluides et transparentes. (Les pertes blanches blanc d’œuf constitue la meilleure période pour avoir plus de chance de tomber enceinte)

Comment sont les pertes blanches en début de grossesse?

La texture des pertes blanches vaginales varient comme on vient de le souligner plus haut en fonction du stade de l’ovulation. Elles vont de l’état liquide comme une sorte d’huile visqueuse jusqu’à l’état épais comme une sorte de vieille colle drue.

Dans le cas du début de grossesse, les pertes blanches sont plutôt laiteuses, une sorte d’état intermédiaire entre le visqueux et le dru. Cette caractéristique permet au vagin de rester un tant soit peu humidifié et chaud. Elles aide ainsi à protéger l’ovule fécondé (l’ovocyte pénétré par un gentil spermatozoïde).

Les pertes blanches après ovulation ne sont pas de couleur marron contrairement au moment de la fin des règles. Mais plutôt crémeuse et légèrement abondantes.

Pertes blanches abondantes

Les pertes blanches en début de grossesse sont plutôt abondantes, du au sécrétion hormonales du nouvel état de l’organisme (de la femme enceinte).

Ces « leucorrhées » forment en quelques temps une sorte de bouchon muqueux sur le col de l’utérus et constituera ainsi une forme de mur de protection afin d’empêcher l’intrusion des éléments infectieux dans l’utérus ou désormais siège l’ovocyte fécondé qui deviendra quelques semaines après un fœtus bien formé.

Est-ce que les pertes blanches sont un signe de grossesse ?

Les pertes blanches comme on vient de le souligner plus haut sont des sécrétions hormonales de glandes situées dans le col de l’utérus. Elles varient en quantité et qualité en fonction du cycle menstruel de la femme.

Il est vrai qu’en début de grossesse, il y une légère surproduction de ces pertes vaginales, due aux hormones sécrétées par les ovaires et à l’augmentation du débit de sang dans le vagin, mais ne peut être en aucun cas un signe d’une grossesse. Car ce n’est pas inhabituel au vagin de sécréter de grosses quantités de cette substance pour d’autres raisons autre que la grossesse.

Le test de grossesse reste l’une des manières les plus fiables afin de détecter facilement une grossesse certaine.

Quelques problèmes de santé liés aux pertes blanches

Lorsque les pertes blanches tirent vers le jaune sombre et sont accompagnées avec des démangeaisons et des brûlures dans les parties intimes, il est fort possible que ça soit un signe d’une infection vaginale. Dans ce cas, la vulve est de couleur rougeâtre et légèrement gonflée.

Aussi les pertes blanches malodorante et qui tirent vers le verdâtre sont généralement un signe de déséquilibre de la flore bactérienne, appelée vaginose.  Cela est dû certainement à l’augmentation du ph vaginal et à une forte réduction des bactéries, les lactobacilles, qui protègent l’intérieur du vagin.

Et si les pertes blanches tirent vers le blanchâtre blanches et ont l’aspect dru, Il y a de fortes chances que ça soit un signe de mycose vaginale.

Faut-il consulter le médecin pour les pertes blanches ?

La réponse est oui, si vous elles vous paraissent abondantes, plus que d’habitude, et accompagnées par des démangeaisons, brûlures, et/ou d’une odeur de poisson nauséabondes. Un simplement traitement fera disparaître l’infection ou la mycose.

Aussi une bonne hygiène intime, surtout avec un savon de ph neutre vous évitera la plupart des problèmes de santé liées aux pertes blanches et au vagin.

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liens externes:

https://www.verywellfamily.com/checking-cervical-mucus-to-get-pregnant-faster-1960279

https://www.plannedparenthood.org/learn/birth-control/fertility-awareness/whats-cervical-mucus-method-fams

https://www.medicalnewstoday.com/articles/323503.php

Comment faire du vinaigre de cidre maison?

Comment faire du vinaigre de cidre maison ?

pommes et vinaigre de cidre

On entend souvent parler du vinaigre de cidre pour traiter des maux du quotidien. Alors pour ceux qui aiment le bio, se demander comment faire du vinaigre de cidre maison est plus que légitime. Il est préférable à tout point de vue de faire son vinaigre de cidre maison afin de disposer d’un produit 100 % naturel.

On verra d’abord dans cet article la méthode de fabrication du vinaigre de cidre maison puis on donnera quelques bienfaits de ce vinaigre.

I- Les phases requises pour la fabrication du vinaigre de cidre maison

Ingrédients et matériel:

Il nous faut un bocal en verre, un morceau de tissu propre et u élastique comme matériel de base.

C’est beaucoup plus simple en ce qui concerne les ingrédients, pour un kilo de pommes, il nous faut une bouteille d’eau minérale et 3 cuillères à soupe de sucre ou leur équivalent en bon miel de chez nous (éviter le miel de l’étranger). Vous pouvez aussi consulter notre article sur les bienfaits du miel ici.

La méthode :

Donc pour répondre à la question de comment faire du vinaigre de cidre maison, il nous faut suivre les étapes suivantes :

Bien laver les pommes et leur enlever toutes les parties abimées. Puis les couper en petit morceau pour faciliter la macération.

On verse les trois cuillères de miel ou de sucre dans l’eau puis on remue pour une bonne dissolution du sucre.

Ensuite on les met dans le bocal en verre. On verse de l’eau à l’intérieur du bocal jusqu’à ce que les morceaux de pommes soient en totale immersion.

Pour la phase d’après, on met le tissu sur l’ouverture du bocal et on place l’élastique pour le maintenir. Ainsi le tissu laisse passer le peu d’air dont les pommes ont en besoin pour respirer et fermenter.

On laisse reposer la préparation dans un droit à l’abri de la lumière à une température variant entre 20° et 29° pendant environs 6 semaines.

On fait égoutter ensuite le mélange fermenté à l’aide d’un chinois (passoire fine) pour se débarrasser des impuretés (déchet de pomme). Puis on laisse le liquide propre obtenu se reposer encore quelques jours pour enfin obtenir notre vinaigre de cidre maison.

A signaler qu’une croute de bactéries se forme au-dessus du liquide fermenté qu’on pourrait éventuellement utiliser pour faire du vinaigre maison. Cette croute s’appelle la mère de vinaigre de cidre.

II- Faire du vinaigre de cidre maison grâce au vin

On peut faire transformer les fonds de bouteilles de vin qui nous reste en bon vinaigre de maison aromatisé. Et ce grâce à la chimie du vin qui se transforme en contact de l’oxygène et certaines bactéries qui se trouvent dans l’air.

Ce merveilleux processus naturel du vin en vinaigre a essentiellement besoin de la mère de vinaigre qui joue le rôle de catalyseur et d’accélérateur.

Il nous suffit seulement de mettre notre vin dans un bocal, lui rajouter ensuite la mère de vinaigre et le laisser se fermenter pendant environ 5 ou 6 semaines à une température moyenne de 20°. Puis le filtrer de nouveau pour le débarrasser des impuretés.

1. Comment obtenir une mère pour vinaigre du vin et du vinaigre de marché?

Mettre dans un vinaigrier 1 litre de vieux vinaigre et 3 litres de vin rouge récent qu’on peut acheter au marcher ou dans une grande surface. Mettre comme couverture sur la bouche du vinaigrier un morceau de gaze. Puis il faut laisser le mélange se reposer à température ambiante (environ 20°C). Il vous faut attendre environ 4 semaines ou plus pour voir se former une mère de vinaigre.

2. comment faire du vinaigre de cidre avec une mère

Il nous suffit de se procurer chez le voisin une mère de vinaigre de cidre ou de la récupérer de notre ancienne fabrication, pour faire plus rapidement un nouveau vinaigre de cidre sans devoir attendre les quelques semaines nécessaires pour sa fabrication.

On prends notre cidre avec une bonne quantité de vinaigre bio acheté au marché et on lui met délicatement dessus notre mère. Puis on suit le même processus qu’avant. Sauf que cette fois notre vinaigre sera prêt dans 2 ou 3 semaines.

3. C’est quoi le cidre ?

Le cidre (jus de pomme fermenté) est ce liquide alcoolisé qu’on obtient à partir de pommes pressées. En séparant le liquide des déchets de pommes, on obtiendrait un jus qu’on aura soin de laisser fermenter pour un certain temps sans contact avec de l’air. Ce qui deviendra à la fin le cidre de pomme ou le cidre tout court.



III- Les origines du vinaigre de cidre

Le vinaigre est déjà présent à l’époque des égyptiens de l’Antiquité ainsi qu’en Mésopotamie, 5 000 ans auparavant. Le vinaigre est issu de vin et le vinaigre de cidre est considéré tel un véritable élixir de jeunesse au 4ème siècle après J.C.

Le fameux médecin d’origine grecque Hippocrate faisait appel au vinaigre de cidre pour soulager diverses affections. Cela portait sur le mal de gorge, l’arthrite voire la fatigue.

Pour sa part, le docteur Jarvis est un médecin américain du début du 20ème siècle. Il a fait un usage thérapeutique du vinaigre de cidre auprès des malades.

IV- Les bienfaits du vinaigre de cidre

1. La digestion

Une mauvaise digestion passagère peut être résolue avec quelques gorgées de vinaigre de cidre avant le repas. Par ailleurs, une diarrhée incommodante peut être stoppée grâce aux vertus antibactériennes et antibiotiques du vinaigre de cidre. Il suffit de boire 2 cuillerées à soupe de vinaigre de cidre additionnée à un verre d’eau et de boire cette mixture 3 fois par jour.

2. Avoir un bon sommeil

Pour réduire les ronflements, le vinaigre de cidre est efficace. Gorgé en potassium, le vinaigre de cidre ôte le mucus stocké au niveau des fosses nasales. Il traite à la fois les congestions nasales, les maux de gorge. En versant 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre dans un verre d’eau froide, on boit le breuvage avant de se coucher.

3. Aide à éliminer les kilos en trop

Pour éliminer la graisse superflue, le vinaigre de cidre est une solution. Reconnu pour réduire le taux de cholestérol dans le sang, le vinaigre de cidre doit être bu chaque soir. Cela permet d’empêcher le stockage des graisses. Par ailleurs, la pectine du vinaigre de cidre est un excellent coupe-faim. Du vinaigre de cidre dans un verre d’eau avant de se restaurer est une bonne option.

4. Un bon fortifiant pour les cheveux

La présence de pellicules dans les cheveux est amoindrie avec un peu de vinaigre de cidre ajoutée avec un peu d’eau. On applique le mélange avant de faire un shampoing doux.

5. Combat la mauvaise haleine

Pour prévenir la mauvaise haleine, le pouvoir antibactérien du vinaigre de cidre est performant. Un gargarisme avec du vinaigre de cidre est un reflexe à adopter.

Quelques liens pour plus d’informations:

http://www.cfaitmaison.com/vinaigre/vinaigre-cidre.html

http://universmontagne.over-blog.com/2017/03/vinaigre-de-cidre-maison.html

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cancer du sang

Cancer du sang: Tout savoir sur les causes, symptômes & traitement

cancer du sang: tube plein de sang

Le cancer du sang est différent des autres types de cancers qui se développent généralement sous forme de tumeur. Dans le cas des cancers du sang, il n’y a pas de tumeur localisée à proprement parlé. Car au lieu de cela, les cellules cancéreuses circulent dans tout le corps à travers la circulation sanguine.

La plupart des cancers du sang se développent dans la moelle osseuse lorsque les cellules sanguines subissent un processus appelé hématopoïèse. Les cellules souches spécialisées dans la moelle osseuse, appelées cellules souches hématopoïétiques, constituent le point de départ de tous les types de cellules sanguines.

I- Les cellules du sang

Voici le nom de chaque cellule et son rôle :

Les globules rouges – qui transportent l’oxygène aux cellules de notre corps

Les globules blancs – qui combattent l’infection

Les plaquettes – qui aident le sang à coaguler et à arrêter les saignements.

L’hémoglobine, la protéine transportant l’oxygène dans les globules rouges.

Différents types de cellules sanguines se forment dans la moelle osseuse à partir de cellules souches

II- Comment apparaît une cellule cancéreuse :

Un cancer du sang se produit lorsqu’une des cellules en passe de devenir une cellule sanguine développe une mutation et commence à se développer de manière incontrôlable, formant ainsi de nombreuses autres cellules anormales qui se répandent dans la circulation sanguine.

Ces cellules anormales sont appelées parfois des cellules folles, du fait de leur comportement inhabituel.

Les cellules sanguines anormales ne remplissent pas correctement leurs fonctions et peuvent perturber le fonctionnement normal des cellules sanguines.

Ces cellules interfèrent également avec la capacité de la moelle osseuse à produire d’autres cellules sanguines saines.

Les personnes atteintes du cancer du sang courent donc un risque d’infections et de saignements du fait de manque de cellules saines dans leur sang.

III- Les cancers du sang sont-ils génétiques ?

Les cancers du sang sont des maladies génétiques courantes, mais pas dans le sens où l’héritage vient des parents. Mais les cancers du sang sont plutôt causés par les gènes.

Pour des raisons inconnues jusqu’à maintenant, des gènes décident soudainement d’envoyer des messages confus aux cellules qu’ils contrôlent ou cessent complètement d’envoyer ces très importants messages qui sont une sorte de clef ou de plan de comment construire et fabriquer de nouvelles cellules.

Les cancers du sang – leucémie, lymphome et myélome – combinés, constituent la troisième cause de mortalité par cancer dans le monde. De nombreux cancers du sang chez l’adulte et chez certains enfants ne peuvent toujours pas être traités avec succès.

Contrairement aux autres cancers, le dépistage systématique et les campagnes de sensibilisation ne réduisent pas le risque de développer un cancer du sang.

IV- Cancers sanguins aigus et chroniques

Les cancers du sang peuvent être décrits comme suit :

Aiguë : il s’agit d’un cancer agressif ou à croissance rapide qui se propage rapidement.

Chronique : il s’agit d’un cancer à croissance lente qui prend plus de temps à se propager.

V- Classification du cancer du sang

Les cancers du sang sont classés en deux catégories, les myéloïdes (liés à la moelle osseuse) ou les lymphoïdes (liés aux tissus produisant des lymphocytes et des anticorps), et ce en fonction de la lignée hémopoïétique dans laquelle une anomalie s’est produite.

Ils peuvent également être classés dans l’un des groupes suivants :

1. La leucémie

C’est un cancer au cours duquel des cellules hémopoïétiques malignes qui se trouvent dans la moelle osseuse et le sang périphérique deviennent anormales et entre dans un cycle de dysfonctionnement total.

La leucémie peut être classée en myéloïde ou lymphoïde, et aiguë ou chronique en fonction du taux d’apparition de la maladie.

Dans la leucémie aiguë, il se produit une prolifération anormale de cellules immatures peu différenciées et un arrêt de la maturation peut survenir.

En revanche, la leucémie chronique n’est pas associée aux cellules immatures (blastes), car les cellules malignes continuent de mûrir au cours de l’hémopoïèse (processus cellulaires de production des diverses cellules du sang).

2. Les lymphomes

Ces cancers affectent la lignée lymphoïde et sont des tumeurs malignes chroniques. Les cellules lymphoïdes malignes s’accumulent généralement dans les organes lymphoïdes et provoquent une tumeur lymphomateuse statique.

Les organes lymphoïdes sont divisés en deux parties : les primaires et les secondaires. Les primaires sont la moelle osseuse et le thymus. Les secondaires sont la rate, les ganglions lymphatiques, les plaques de Peyer et les amygdales.

Si l’organe lymphoïde affecté devient tellement submergé et accumulé avec des cellules malignes, celles-ci peuvent forcer l’infiltration dans des organes situés à l’extérieur du tissu lymphoïde, tels que le sang périphérique et la moelle osseuse.

Les lymphomes sont globalement classés en lymphome de Hodgkin (LH) et lymphome non-hodgkinien (LNH) en fonction du fait que la tumeur maligne contient des cellules de Reed-Sternberg (lymphocytes anormaux uniquement associés au LH).

3. Les syndromes myélodysplasiques

Ces cancers sont des tumeurs malignes myéloïdes dans lesquelles des cellules myéloïdes immatures s’accumulent dans la moelle osseuse.

En conséquence, la mort de ces cellules immatures se produit avant qu’elles ne puissent mûrir en cellules adultes et effectrices.

Cela provoque une hémopoïèse (processus de production des cellules du sang : globules rouges et blancs, et plaquettes de sang) inefficace et par conséquent une réduction des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes.

4. Le myélome multiple

C’est une tumeur maligne lymphoïde caractérisée par une prolifération anormale de plasmocytes malins. En rappelant que les cellules plasmatiques sont nécessaires à la production d’anticorps.

Dans le myélome multiple, les plasmocytes malins synthétisent et sécrètent des quantités excessives d’immunoglobulines monoclonales appelées paraprotéines.

En concentrations excessives dans le plasma, les paraprotéines peuvent causer de graves lésions tissulaires à plusieurs organes.

5. Les troubles myéloprolifératifs

Ce sont des anomalies myéloïdes dans lesquelles il existe une surproduction anormale de cellules myéloïdes dans la moelle osseuse, provoquant le plus souvent une érythrocytose, une thrombocytose, une neutrophilie et une basophilie.

Les principaux désordres myéloprolifératifs sont la leucémie myéloïde chronique, la polycythémie, la myélofibrose et la thrombocytémie.

VI- ÉTAPES DU CANCER DU SANG

Le cancer du sang selon les spécialistes de la question est divisé en quatre grandes étapes en fonction de la propagation et de l’impact de la maladie sur le corps.

Étape 1:

Dans la première étape, les ganglions lymphatiques grossissent en raison de l’augmentation soudaine du nombre de lymphocytes. Comme la maladie ne s’est pas encore propagée à d’autres parties du corps, le facteur de risque est faible.

Stade 2:

À ce stade, les ganglions lymphatiques, la rate et le foie présentent une inflation excessive. Le stade est également caractérisé par une croissance incontrôlée de lymphocytes.

Étape 3:

Le cancer se propage dans au moins deux des organes impliqués – les ganglions lymphatiques, la rate et le foie – et le facteur de risque augmente.

Étape 4:

La production de plaquettes sanguines diminue rapidement, le cancer se propage à d’autres organes, y compris les poumons, et l’anémie devient aiguë. Le facteur de risque atteint le seuil critique à ce stade.

VII- Traitements du cancer du sang

Les cancers du sang restent un groupe de maladies complexe, avec de nombreux types et sous-types. Mais la médecine a fait de grands progrès en matière de diagnostic et de traitement, avec l’arrivée de thérapies prometteuses.

Il existe plusieurs traitements, et pour chaque type de cancer on en trouve divers manières de le traiter. C’est au médecin traitant, après avoir fait son diagnostic, de proposer le traitement adéquat pour le patient.

Voici quelques-uns des traitements :

1. Chimiothérapie Sanguine

La chimiothérapie est l’un des principaux traitements des cancers du sang et est généralement un médicament avalée ou injectée dans une veine. Les médicaments circulent dans le sang pour détruire les cellules cancéreuses et sont souvent utilisés en association avec d’autres traitements, parfois même avant la greffe de cellules souches pour restaurer des cellules sanguines saines.

En général on identifie les patients ayant besoins d’un traitement intensif pour leur réserver un suivi particulier afin d’éviter toute complication.

Sinon pour les autres, on leur injecte ou on leur administre des doses moins intenses du médicament en combinaison avec d’autres médicaments pour contrer la résistance des cellules cancéreuses à la chimiothérapie et limiter au maximum les effets secondaires.

Quelques précautions sont prises lors d’une chimiothérapie pour les patients atteints de cancer du sang, notamment les personnes âgées, qui ont souvent plus de mal à tolérer les traitements et les femmes enceintes, qui devraient soit accoucher avant le traitement (idéalement) ou ne recevoir que certains médicaments au cours de certains trimestres.

Aussi certains médicaments sont parfois utilisés pour accélérer la récupération des globules blancs après la chimiothérapie, afin de réduire le risque d’infection.

2. Chimiothérapie intrathécale et cancer du sang

Il est constaté qu’une chimiothérapie régulière n’atteint généralement pas le cerveau et la moelle épinière (le système nerveux central ou système nerveux central), ce qui peut servir de cachette aux cellules cancéreuses.

Et dans le cas d’un soupçon, un médicament spécial sera injecté dans le liquide céphalorachidien pour tuer les éventuelles cellules cancéreuses qui auraient pu se cacher. Cette procédure appelée chimiothérapie intrathécale.

3. Cancer du sang et greffes de cellules souches

Parfois, des doses plus élevées de médicaments de chimiothérapie sont nécessaires pour traiter les cancers du sang, doses qui endommagent la moelle osseuse, où les cellules sanguines sont produites.

Dans ce cas, une greffe de restauration de cellules souches hématopoïétiques sont nécessaires.

Ces cellules proviennent généralement du sang et parfois de la moelle osseuse.

Il y a deux sources possibles :

La greffe allogénique: les cellules souches proviennent d’un donneur (probablement un parent proche en raison de la nécessité d’adapter les caractéristiques du système immunitaire.)

La greffe autologue : les cellules souches sont prélevées du corps du patient avant la chimiothérapie et stockées.

4. Thérapie ciblée sur le sang

La thérapie ciblée représente une nouvelle manière dans la lutte contre le cancer.

Il existe plusieurs médicaments et d’autres substances destinées à des molécules spécifiques qui contribuent à la croissance, à la progression et à la propagation de la maladie.

L’idée est de cibler les caractéristiques uniques d’un cancer, notamment les gènes, les protéines, les vaisseaux sanguins ou les tissus hôtes, tout en limitant les dommages causés aux cellules saines.

Les thérapies ciblées sont généralement utilisées seules ou en association avec une chimiothérapie. Ils sont administrés en traitement initial ou dans des scénarios plus difficiles, par exemple en l’absence de réponse aux autres traitements ou en cas de réapparition du cancer (récidive).

Voici quelques types de thérapie ciblée sur le cancer du sang :

Les interférons : c’est un type d’une protéine de globules blancs, qui peut interférer dans la division des cellules cancéreuses et ralentir la croissance tumorale. Il est utilisé pour traiter le myélome multiple ou le lymphome chez certains patients.

Anticorps monoclonal : Ces médicaments répliquent un anticorps naturel et ciblent certaines substances dans les cellules cancéreuses. Soit seul ou en combinaison avec un médicament ou un matériau radioactif, son rôle est de tuer les cellules, bloquer leur croissance ou les empêcher de se répandre.

Inhibiteurs de la tyrosine kinase : Ils ciblent spécialement le gène responsable de la tumeur et constituent le traitement principal de la leucémie myéloïde chronique. Ils sont également utilisés chez certains patients atteints de leucémie aiguë lymphoblastique porteurs de la mutation.

Inhibiteurs de protéosomes : Ces inhibiteurs empêchent les enzymes cellulaires de décomposer les protéines qui contrôlent la division cellulaire. Ils sont souvent utilisés pour traiter le myélome multiple, mais sont également utiles pour certains types de lymphome non hodgkinien.

Inhibiteurs d’histone désacétylase : C’est des médicaments qui modifient les gènes actifs en travaillant avec une protéine chromosomique appelée histone.

Inhibiteurs de la FLT3: Ces médicaments ciblent les mutations du gène FLT3 chez les patients atteints de leucémie myéloïde aiguë.

Vaccins contre le cancer : ils sont conçus pour traiter et non pour prévenir le cancer du sang en stimulant la réponse du système immunitaire.

5. Rayonnement sanguin

La radiothérapie pour les cancers du sang utilise des rayons X de haute énergie (ou d’autres particules) émis par un appareil externe pour tuer les cellules cancéreuses et réduire les tumeurs.

Bien que les radiations ne soient pas utilisées aussi fréquemment que d’autres traitements tels que la chimiothérapie et la thérapie ciblée, il existe des applications utiles dans les cas suivants :

Lymphome de Hodgkin

Bien que les radiations soient généralement très efficaces pour tuer les cellules malades du lymphome de Hodgkin, son utilisation est très limité en raison de ses effets secondaires. Grâce à l’imagerie avancée, on peut maintenant cibler les cellules cancéreuses avec plus de précision et éviter d’endommager au maximum les tissus sains.

Lymphome non hodgkinien

La radiothérapie est presque la seule méthode recommandée pour les tumeurs à un stade précoce ou il y a moins de tissus qui seront mis en danger. La chimiothérapie est réservée pour des tumeurs plus agressives.

Elle peut aussi être associé à une chimiothérapie à haute dose avant une greffe de cellules souches.

Myélome multiple

La radiothérapie est un traitement possible des lésions osseuses douloureuses lorsque la chimiothérapie n’est pas efficace.

Quelle que soit l’application, les médecins essayent toujours de minimiser les effets secondaires des rayonnements, en particulier chez les patients les plus jeunes, les femmes enceintes ou les plus âgés.

VIII- Diagnostiquer les cancers du sang

Lors du diagnostic du cancer du sang, tout d’abord un examen physique est effectué. Le patient est interrogé également sur ses antécédents médicaux et les symptômes qu’il a constaté sur lui. Toute information sur les symptômes inhabituels que le patient a constatée doit être transmise à son médecin traitant lors de la première visite pour lui donner une idée globale sur le problème, afin aussi d’établir un diagnostic adéquat au plus vite.

Ensuite d’autres tests de diagnostic seront effectués et peuvent inclure :

L’analyses sanguines

C’est l’une des premières procédures afin d’analyser la présence de cellules cancéreuses de sang ou des taux anormaux de certaines protéines. Le test le plus connu est le NFS (numération de la formule sanguine) ou l’hémogramme.

La biopsie

Ce test peut offrir un diagnostic définitif. Les médecins prélèvent un échantillon de cellules et les examineront au microscope.

La procédure se fait généralement sous une anesthésie locale afin que le patient ne ressente aucune douleur.

IX- Que signifient les résultats d’un test hémogramme (Numération de la formule sanguine) ?

C’est au médecin qu’il incombe d’interpréter les résultats des tests de la numération de la formule sanguine (NFS). Il ne faut pas oublier que de nombreux facteurs, y compris les affections non cancéreuses, peuvent conduire à des résultats qui donnent des limites anormales.

Nous donnons d’abord les limites des taux normaux des cellules contenues dans le sang.

Nombre de globules rouges

Femme : entre 3,92 et 5,13 milliards de cellules / Litre

Homme : entre 4,35 et 5,65 milliards de cellules / L

Nombre de globules blancs

Pour homme et femme : entre 3,4 et 9,6 milliards de cellules / Litre

Nombre de cellule plaquettaire

Femme : entre 157 et 371 milliards / L

Homme : entre 135 et 317 milliards / L

Hématocrite

Femme : entre 35,5 et 44,9% du sang

Homme : entre 38,3 et 48,6%

Hémoglobine

Femme : entre 11,6 et 15 grammes / décilitre

Homme : entre 13,2 et 16,6 grammes / décilitre

Interprétation générale du test

Faible nombre de globules blancs

Certains traitements du cancer, principalement la chimiothérapie, peuvent entraîner une diminution des globules blancs dans le corps. Les cancers du sang et de la moelle osseuse peuvent également entraîner une diminution du nombre. Ces types de cancers incluent la leucémie, le lymphome et le myélome multiple.

Quantité de différents globules blancs

Un nombre supérieur à la normale de lymphocytes ou de monocytes peut indiquer la possibilité de certains types de cancers.

Certains cancers et leurs traitements peuvent provoquer une neutropénie. La neutropénie est une diminution du nombre de neutrophiles, ce qui augmente les risques d’infection bactérienne.

Parfois, les médecins peuvent réduire la dose de chimiothérapie afin de réduire le risque de développer un faible nombre de neutrophiles. Les médecins pourront également recommander des médicaments, tels que des facteurs de croissance des globules blancs, pour augmenter la production de neutrophiles par le corps, surtout en cas de fièvre.

Faible nombre de globules rouges

Certains traitements du cancer, principalement la chimiothérapie et la radiothérapie, peuvent entraîner une diminution du nombre de globules rouges. Cette condition est connue sous le nom d’anémie.

La perte de sang, qu’elle soit due à une chirurgie ou à des cancers spécifiques, et les cancers impliquant directement la moelle osseuse peuvent également causer ou aggraver une anémie.

Les personnes dont le nombre de globules rouges est trop bas peuvent avoir besoin d’une transfusion sanguine ou de médicaments pour l’augmenter.

Faible nombre de plaquettes

Certains traitements du cancer, tels que la chimiothérapie ou la radiothérapie, peuvent entraîner une diminution du nombre de plaquettes. Les cancers qui impliquent directement la moelle osseuse peuvent également entraîner une diminution du nombre de plaquettes.

Un nombre inhabituellement faible de plaquettes est appelé thrombocytopénie.

Les patients à faible taux de plaquettes ont un risque plus élevé d’hémorragie ou de saignement grave. Si le nombre de plaquettes chute à des niveaux très bas, le médecin pourra recommander une transfusion de plaquettes.

X- Quels sont les symptômes du cancer du sang ?

Les symptômes des formes les plus courantes de cancer du sang peuvent inclure :

Pour la Leucémie qui est un cancer des globules blancs. Elle est nommée en fonction du type de globule blanc affecté et de sa nature aiguë (croissance plus rapide) ou chronique (croissance plus lente). Ses symptômes sont :

Perte de poids inexpliquée

Se sentir continuellement fatigué ou faible

Grande facilité à saigner et à se blesser

Des ganglions lymphatiques enflés

Estomac enflé sans raisons

Des infections redondantes

Fièvre et sueurs nocturnes

Douleur dans les os et les articulations

Pour les Lymphomes qui sont des cancers du système lymphatique. Il existe deux types principaux – le lymphome de Hodgkin et le lymphome non hodgkinien. Ses symptômes sont :

Des ganglions lymphatiques enflés

Fièvre et sueurs nocturnes

Se sentir fatigué et faible

La peau qui gratte

Perte de poids inexpliquée

Toux, difficulté respiratoire et douleur thoracique

Augmentation de la sensibilité à l’alcool ou sensation de douleur dans les ganglions lymphatiques après avoir bu (lymphome de Hodgkin)

Gonflement ou sensation de douleur ou de plénitude dans l’estomac (lymphome non hodgkinien)

Pour le Myélome qui est un cancer des plasmocytes dans la moelle osseuse. (Les plasmocytes sont un type de globule blanc). Ses symptômes sont :

Perte de poids

Fièvres et infections

Fractures fréquentes, souvent dans le dos

Douleur osseuse (côtes / dos)

La soif

Mictions fréquentes

Nausée et constipation

XI- Les causes du cancer du sang

Dans la plupart des cas, la cause du cancer du sang n’est pas claire. Mais on peut donner quelques facteurs pouvant augmenter le risque de certains cancers du sang :

Un traitement antérieur par chimiothérapie ou radiothérapie pour un autre cancer peut augmenter le risque de leucémie et de lymphome.

L’infection au VIH peut augmenter le risque de certains lymphomes. Certaines autres infections sont également liées à des lymphomes, notamment le virus d’Epstein-Barr.

Comme pour la plupart des cancers, le risque de cancer du sang augmente avec l’âge.

Certains syndromes héréditaires, comme le syndrome de Down, peuvent augmenter le risque de leucémie et de lymphome.

XII- Conclusion sur le cancer du sang

Comme pour toute forme de cancer, avec le cancer du sang, il est important de connaître les éventuels symptômes ou signes avant-coureurs et de rester vigilant en cas de consultation.

Certains symptômes des autres cancers sont plus courants et bien connus que d’autres. Par exemple, beaucoup de gens savent que des changements dans l’apparence de la peau ou dans la forme d’un grain de beauté peuvent être un signe de cancer de la peau. Voir notre article sur le sujet ici.

La plupart des femmes savent que si elles trouvent une grosseur dans la poitrine, cela peut être un signe de cancer du sein et qu’elles devraient consulter un médecin en urgence.

Mais dans le cas du sang qui circule entièrement dans le corps, il n’y a pas de signes extérieurs qui peuvent nous alerter afin de prendre nos dispositions.

Le cancer du sang, également appelé cancer hématologique, commence généralement dans la moelle osseuse, puis commence à toucher les cellules sanguines, mais il peut revêtir diverses formes.

alors…

Les types de cancer du sang comprennent la leucémie, le lymphome non hodgkinien, le lymphome hodgkinien et le myélome multiple.

La leucémie est un cancer qui prend naissance dans les tissus hématopoïétiques.

Le lymphome non hodgkinien est un cancer qui prend naissance dans les cellules appelées lymphocytes, situées dans les ganglions lymphatiques ou le tissu lymphatique. Les lymphocytes sont un type de globule blanc qui aide le corps à combattre les infections et à rester en bonne santé.

Le lymphome hodgkinien débute dans les lymphocytes, tout comme le lymphome non hodgkinien, mais la distinction entre les deux types est faite lorsque le médecin examine les cellules elles-mêmes. Le lymphome non hodgkinien est beaucoup plus fréquent que le lymphome de Hodgkin.

Le lymphome de Hodgkin est caractérisé par ce qu’on appelle les cellules de Reed-Sternberg, qui sont de grosses cellules cancéreuses matures. Bien que le lymphome non hodgkinien soit plus fréquent, le taux de survie du lymphome hodgkinien est supérieur à celui du lymphome non hodgkinien.

Enfin, le myélome multiple est un cancer qui commence dans les cellules plasmatiques sanguines.

alors…

Connaître et reconnaître les symptômes potentiels du cancer du sang peut potentiellement sauver la vie d’une personne. Bien sûr, certains symptômes sont communs avec d’autres maladies.

Les symptômes du cancer du sang incluent une fièvre persistante inexpliquée, frissons, fatigue persistante, perte d’appétit, nausées, faiblesse inexpliquée, sueurs nocturnes, douleurs osseuses et / ou articulaires, maux de tête, essoufflement, douleurs abdominales, infections fréquentes, ganglions lymphatiques enflés, éruption cutanée ou des démangeaisons, et une tendance à saigner ou à faire des ecchymoses facilement.

Si une personne remarque l’un de ces symptômes, il est important de consulter un médecin qui sera en mesure de lui donner des conseils et de l’orienter pour effectuer les tests que nous avons vu plus haut afin de déterminer la cause potentielle des symptômes.

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cancer du sang: reconnaître les symptômes

liens:

http://fr.ap-hm.fr/cancer/specialites/cancers-hematologiques-cancers-du-sang

https://www.chu-grenoble.fr/content/pole-cancer-et-maladies-du-sang

https://www.chu-besancon.fr/le-chru/actualites-du-chru/actualite/car-t-cells-vers-une-nouvelle-immunotherapie-pour-combattre-le-cancer-du-sang-et-de-la-moelle.html

maladie de Horton ou artérite temporale

Maladie de Horton (artérite temporale): causes, symptômes & traitement

maladie de Horton ou artérite temporale

Maladie de Horton ou L’artérite à cellules géantes est une inflammation de la muqueuse des artères et des vaisseaux sanguins. Le plus souvent, la maladie de Horton affecte les artères de la tête, en particulier celles des tempes. Pour cette raison, l’artérite à cellules géantes est parfois appelée artérite temporale ou artérite crânienne.

La maladie de Horton (artérite à cellules géantes) provoque fréquemment des maux de tête, une sensibilité du cuir chevelu, des douleurs à la mâchoire et des problèmes de vision. Non traité, cela peut conduire à la cécité.

Un traitement rapide avec des corticostéroïdes soulage généralement les symptômes de l’artérite à cellules géantes et peut prévenir la perte de vision. La personne atteinte va probablement commencer à se sentir mieux quelques jours après le début du traitement. Mais même avec un bon suivi traitement, les rechutes sont courantes.

Il est recommandé de consulter son médecin traitant régulièrement pour des bilans de santé et le traitement de tout effet secondaire lié à la prise de corticostéroïdes.

I- Les causes de la maladie de Horton

La cause exacte de la maladie de Horton n’est pas connue. Le système immunitaire a été cité dans certaines études, mais aucune relation directe n’a été établie de manière positive.

On sait que les maladies auto-immunes surviennent lorsque les défenses naturelles de l’organisme contre les organismes «étrangers» ou envahisseurs (anticorps, par exemple) commencent à s’attaquer aux tissus sains pour des raisons inconnues.

Des cas familiaux de maladie de Horton (artérite à cellules géantes) ont également été rapportés. La recherche médicale indique que certaines personnes atteintes d’artérite temporale peuvent avoir une prédisposition génétique à la maladie.

Une prédisposition génétique signifie qu’une personne peut être porteuse d’un gène de maladie mais celui-ci ne peut être exprimé que si quelque chose dans l’environnement déclenche la maladie.

Dans le cas de la maladie de Horton, les vaisseaux sanguins affectés des tempes s’enflamment et gonflent. La cause de cette réaction n’est pas connue.

L’inflammation des vaisseaux sanguins provoque les symptômes de la maladie de Horton, tels que les maux de tête, en raison de l’inflammation des artères temporales de la tête.

Le gonflement provoque également un rétrécissement des vaisseaux sanguins, ce qui entraîne une diminution du flux sanguin.

II- Comment diagnostique-t-on la maladie de Horton ?

Le diagnostic est fait généralement en faisant une biopsie de l’artère temporale.

En utilisant un médicament anesthésiant local (le même que celui utilisé par un dentiste), le médecin peut retirer une petite partie de l’artère temporale située sous le cuir chevelu et l’examiner au microscope à la recherche de signes d’inflammation.

Une biopsie de l’artère temporale est presque toujours sûre, cause très peu de douleur et laisse souvent peu ou pas de cicatrice.

Des analyses de sang aident le médecin à déterminer qui est susceptible d’avoir la maladie de Horton. Presque toutes les personnes atteintes présentent un taux de sédimentation érythrocytaire élevé).

A savoir que ce débit sédimentation mesure la vitesse à laquelle les globules rouges d’un patient s’installent lorsqu’ils sont placés dans un petit tube.

Dans les états inflammatoires, les globules rouges se déposent plus rapidement que dans les états non inflammatoires.

En outre, la plupart des patients atteints d’artérite temporale (maladie de Horton) présentent une légère anémie ou un faible nombre de globules rouges.

Aussi d’autres conditions médicales peuvent également causer un taux de sédation élevé ou une anémie. Le diagnostic final repose donc sur une biopsie de l’artère temporale.

Quelques patients atteints de maladie de Horton n’ont pas de biopsie positive qui confirmerait l’inflammation des vaisseaux sanguins. Il est bien établi maintenant que la maladie de Horton n’affecte pas toutes les parties de chaque artère temporale mais peut n’affecter que quelques-uns.

C’est pour cela, lorsqu’une biopsie est négative, la biopsie de l’artère temporale de l’autre côté peut mener au bon diagnostic.

III- Symptômes de la maladie de Horton

Les patients présentent de la fièvre, des maux de tête (céphalée) et une sensibilité du cuir chevelu.

Les symptômes buccaux tels que la douleur de la mâchoire et de la langue lors de la mastication et la nécrose sont également fréquents.

L’inflammation peut également affecter l’irrigation sanguine des yeux et une vision floue, et parfois une cécité soudaine ou une diplopie (vision double) peuvent survenir.

Dans 3/4 des cas des problèmes des yeux, l’artère ophtalmique est impliquée et provoque une neuropathie optique artériel.

Dans 1/5 des cas, la perte de vision dans les deux yeux peut survenir très brutalement. On déduit par la que cette maladie est donc une urgence médicale qu’il faut traiter sans attendre.

Les patients présentent également des symptômes atypiques tels que la toux sans signes radiologiques et une arthrite touchant les grosses articulations et répondant aux anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Il existe aussi d’autres conditions médicales qui pourraient être associées à ce trouble de Horton.

Le trouble peut coexister quelques fois avec la polymyalgie rhumatismale, caractérisée par l’apparition soudaine de douleurs et de raideurs dans les muscles (bassin, épaule) du corps et surtout chez les personnes âgées.

La maladie de Horton et la polymyalgie rhumatismale sont si étroitement liés qu’ils sont souvent considérés comme des manifestations différentes du même processus pathologique.

Les autres maladies liées à l’artérite temporale sont le lupus érythémateux systémique, la polyarthrite rhumatoïde et d’autres infections graves.

La maladie de Horton peut dans certains cas impliquer des branches de l’aorte et conduire à un anévrisme de l’aorte ou à une dissection. Pour cette raison, les patients doivent être suivis avec des radiographies thoraciques.

maladie de Horton, quels sont les tratements?

IV- Traitement de la maladie de Horton

L’artérite temporale est traitée avec un médicament stéroïde, généralement de la prednisolone et de la prednisone.

Le traitement débutera avant la confirmation de la maladie de Horton (l’artérite temporale) en raison du risque de perte de vision si elle n’est pas traitée rapidement.

Il y a 2 étapes de traitement :

1. L’étape du traitement d’attaque.

Elle est caractérisée par l’administration au patient d’une dose initiale élevée de stéroïdes pendant quelques semaines pour l’aider à maîtriser ses symptômes et éviter de perdre la vision. En général la dose varie entre 50 mg à 100 mg et cela suivant le poids du patient.

Quelques médecins, en voyant la dangerosité de la situation en raison d’un grand risque de cécité, il administre le médicament en intraveineuse (le bolus de méthylprednisolone) pendant une période de 3 jours, à raison de 1 mg par jour.

2. L’étape du traitement normal

Après le constat de l’atténuation des symptômes de la maladie, la dose de stéroïdes sera diminuée graduellement jusqu’à avoir une très faible dose. Le stéroïde sera administré sur une période plus longue, éventuellement plusieurs années.

Un petit nombre de personnes peut avoir besoin de prendre ces stéroïdes pour le reste de leur vie.

Il est conseillé d’avoir un suivi régulier du traitement de la maladie de Horton par les médicaments stéroïdiens pour voir comment évolue la maladie et déceler en même temps tout effet indésirable qu’ils peuvent induire.

Une chose importante est de ne pas arrêter brusquement de prendre les stéroïdes sauf indication express du médecin traitant. Car cela pourrait rendre le patient plus malade.

3. Autres traitements

Il y a plusieurs autres types de médicaments qu’un patient pourrait prendre s’il souffre d’une artérite temporale. Voici les plus connus :

a. L’aspirine

Les médecins prescrivent de l’aspirine à faible dose pour réduire le risque d’accident vasculaire cérébral ou de crise cardiaque, qui peut survenir si les artères du cœur sont touchées.

b. Les inhibiteurs de la pompe à proton

On prescrit généralement les inhibiteurs de la pompe à proton pour réduire le risque de développer un problème d’estomac tel qu’une indigestion, une brulure d’estomac ou un ulcère de l’estomac, qui peut être un effet secondaire de la prise de prednisolone.

c. Traitement aux bisphosphonates

Pour réduire le risque d’ostéoporose lors de la prise de prednisolone

d. Immunosuppresseurs

Ces médicaments sont utilisés pour permettre de réduire les médicaments stéroïdiens et aident également à prévenir le retour de l’artérite temporale.

V- Complications

Comme on l’a déjà signalé plus haut, la complication la plus grave possible est la perte de vision, pouvant survenir soudainement et être permanente.

Cela peut arriver si la vascularite (inflammation des parois des vaisseaux sanguins) touche une artère alimentant un œil, endommageant le nerf optique.

Les signes de troubles visuels comprennent une vision floue ou double, des angles morts et une paupière tombante.

Une brève perte de vision totale dans un œil peut être suivie d’une perte de vision totale et permanente.

La perte de vision affecte environ 1/5 des personnes atteintes de la maladie de Horton. En notant qu’avant l’introduction des corticostéroïdes, le taux était de presque 50%.

D’autres complications, telles que le gonflement excessif des artères, la pseudoarthrite rhizomélique et la myalgie sont moins fréquentes. Cependant, la maladie de Horton a également été associée à un risque plus élevé de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral ou d’anévrisme de l’aorte.

A rappeler que la pseudoarthrite est une douleur localisée généralement sur les épaules et les hanches, la myalgie c’est des douleurs musculaires.

maladie de Horton, mal de tête

VI- La prévention

Puisque les causes sont encore inconnues, il est difficile de prévenir la maladie de Horton.

C’est pour cela qu’il faut se concentrer sur la réduction des risques et l’atténuation des symptômes comme la douleur.

Pour dire vrai, les principaux facteurs de risque sont l’âge et le sexe, deux choses dont on a presque aucune influence et que nous ne pouvons pas du tout changer.

Les femmes sont 2 à 3 fois plus susceptibles que les hommes de développer une artérite à cellules géantes, et l’âge moyen de l’apparition des symptômes est de 72 ans.

Très rarement, voire jamais, une patiente de moins de 50 ans présente la maladie de Horton (artérite à cellules géantes).

Certaines études ont suggéré que les personnes d’ascendance nord-européenne (en particulier scandinave) pourraient être plus à risque de contracter la maladie de Horton.

C’est vrai qu’on a pas beaucoup de contrôle sur notre âge, notre sexe ou notre hérédité. Mais on est pas complètement impuissant non plus. Car il faut savoir que fumer augmente de 600% le risque de développer la maladie de Horton (artérite à cellules géantes). Donc on a là un autre argument, en plus des dizaines d’autres, pour arrêter de fumer.

Arrêter de fumer, combiné à la détection précoce, sont alors nos meilleurs outils pour réduire les risques.

VII- Conclusion

La maladie de Horton ou l’artérite à cellules géantes est, selon la plupart des spécialistes de la question, une maladie inflammatoire auto-immune systémique qui entraîne une inflammation des vaisseaux sanguins, particulièrement ceux des tempes.

Cette inflammation entraîne une destruction qui provoque l’obstruction des vaisseaux sanguins et des artères. La maladie affecte généralement les femmes âgées de plus de 65 ans.

Elle est une maladie auto-immune, car elle est caractérisée par le système immunitaire attaquant ses propres vaisseaux sanguins. En général, les cellules inflammatoires ciblent l’artère temporale et diverses artères crâniennes, notamment les artères vertébrale, cérébrale, ophtalmique et rétinienne. Dans certains cas, il peut également attaquer l’aorte et les artères sous-clavières

Les artères et les vaisseaux sanguins sont des composants très importants du système circulatoire sanguin ; ils transportent le sang et les nutriments du cœur vers les tissus du corps.

Lorsque les vaisseaux sanguins et les artères deviennent enflammés et obstrués (obstrués), le débit sanguin est réduit. Cela signifie que l’apport en nutriments dans les tissus est également réduit, provoquant des dommages aux tissus pouvant être nocifs pour l’organisme complet.

Les anti-inflammatoires sont le traitement de choix pour l’artérite à cellules géantes (artérite temporale). Le pronostic est généralement bon avec un diagnostic et un traitement précoces, malgré des récurrences de la maladie.

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Maladie de Horton: qu’est-ce que c’est?

Liens:

http://www-sante.ujf-grenoble.fr/SANTE/corpus/disciplines/medint/sdsystem/119a/leconimprim.pdf

http://www.maladie-de-horton.fr/

http://ecn.bordeaux.free.fr/ECN_Bordeaux/Mod_8_Immuno_files/RDP_2005%20horton%20et%20PPR%20119.pdf

protéine c réactive (CRP)

Protéine c réactive (CRP): Définition et comment analyser les résultats

protéine c réactive (CRP) & prise de sang
Protéine c réactive.

La protéine c réactive (CRP) est un composant essentiel du système immunitaire, un ensemble complexe de protéines que notre corps fabrique lorsqu’il est confronté à une infection ou un traumatisme majeur. La CRP a été découverte il y a près de 70 ans par des scientifiques explorant la réponse inflammatoire chez l’homme. Le rôle joué par la CRP dans les maladies cardiaques n’a toutefois été découvert que récemment.

I- Qu’est-ce que la protéine c réactive (CRP)?

La protéine c réactive est une protéine qui est produite souvent par le foie et quelques fois par les tissus adipeux. Elle est une réponse du système immunitaire à une inflammation aiguë, qui permet ainsi l’activation urgente des globules blancs (leucocytes) et de la phagocytose qui est une sorte programme de destruction des cellules malades.

Tout le monde fait de la CRP, mais en quantités différentes, en fonction de divers facteurs, notamment la génétique et les habitudes de vie quotidienne.

En général, les fumeurs, ceux qui font de l’hypertension artérielle, les personnes avec du surpoids et qui font moins d’exercice ont tendance à avoir des taux élevés de CRP, tandis que les individus minces et sportifs ont tendance à avoir des niveaux plus bas.

Néanmoins, près de la moitié des constats de variation des niveaux de CRP entre différentes personnes a pour cause l’héritage métabolique qu’ils ont eu de leurs parents et grands-parents. Donc le taux de protéine c réactive est à moitié d’origine génétique.

Cela n’est pas surprenant compte tenu du rôle fondamental que joue la CRP dans l’inflammation, processus extrêmement important pour la cicatrisation des plaies, pour la prévention des bactéries et des virus et pour de nombreux processus essentiels à la survie.

Il a été démontré par plusieurs recherches qu’une trop grande inflammation dans certaines circonstances peut avoir des effets néfastes, en particulier sur les vaisseaux sanguins qui transportent l’oxygène et les nutriments dans tous les tissus du corps.

Les médecins expliquent que l’athérosclérose (le processus qui conduit à l’accumulation de cholestérol dans les artères) est à bien des égards un trouble inflammatoire des vaisseaux sanguins, tout comme l’arthrite est un trouble inflammatoire des os et des articulations.

II- La CRP comme marqueur sanguin

De nombreuses études ont montré que les marqueurs sanguins reflétant le processus inflammatoire sont élevés chez les individus à haut risque de maladie cardiaque future.

L’inflammation est importante dans toutes les phases de la maladie cardiaque, y compris l’initiation précoce des plaques d’athérosclérose dans les artères, ainsi que la rupture aiguë de ces plaques qui entraîne une crise cardiaque et, trop souvent, une mort subite.

Jusque récemment, les marqueurs d’inflammation disponibles ne convenaient pas aux médecins pour bien diagnostiquer. En revanche, la CRP est très stable et assez facile à mesurer. Elle peut faire maintenant un bon marqueur sanguin, surtout dans le cas des maladies cardiovasculaires.

III- Le Rôle de la protéine c réactive

La CRP présente plusieurs fonctions associées à la défense du corps. Elle favorise l’agglutination, le gonflement bactérien capsulaire, la phagocytose et la fixation du complément par sa liaison calcium-dépendante à la phosphorylcholine.

La CRP peut interagir avec l’ADN et les histones et peut récupérer les matières nucléaires libérées par les cellules en circulation endommagées.

IV- Que se passe-t-il lors d’un test de CRP ?

C’est une simple prise de sang habituelle ou il ne faut pas avoir du tout peur.

Un infirmier ou une infirmière prélèvera un échantillon de sang d’une veine du bras du patient, la partie qui plie du coude généralement, à l’aide d’une petite aiguille. Une fois l’aiguille insérée, une petite quantité de sang sera collectée dans un tube à essai ou un flacon.

On peut sentir une légère piqûre lorsque l’aiguille entre ou sort. Sinon ce processus complet prend généralement moins de cinq minutes.

Comment fait-on une prise de sang ?

La plupart des analyses de sang consiste à un prélèvement d’une petite quantité de sang dans une veine. Pour ce faire, un infirmier ou un médecin va nettoyer la peau à l’aide d’une lingette imbibée d’une solution hydro-alcoolique et ensuite placer un élastique (garrot) au-dessus de la zone pour faire gonfler les veines avec du sang.

Après il insérera une aiguille dans une veine (généralement dans le bras à l’intérieur du coude ou sur le dos de la main). Puis il tirera l’échantillon de sang dans un flacon ou une seringue. A la fin il enlèvera le garrot et retirera l’aiguille de la veine

Dans le cas de prélèvement de sang du bébé, généralement il se fait sous forme d’une « collecte de bâtonnets au talon ». Après avoir nettoyé la zone, l’infirmier piquera le talon du bébé avec une petite aiguille (ou lancette) pour prélever un petit échantillon de sang.

Le prélèvement d’un échantillon de sang n’est que temporairement inconfortable et peut donner l’impression d’une piqûre rapide.

V- Symptômes associés à un taux de protéine c réactive élevé.

Les symptômes qui sont associés à un taux élevés de CRP dépendent entièrement de la condition sous-jacente qui les provoque.

De nombreuses personnes souffrant d’infections modérées ou de blessures, ou de conditions provoquant une inflammation chronique, peuvent présenter des symptômes similaires. Ceux-ci inclus :

Épuisement inexpliqué

Douleur 

Raideur musculaire, douleur et faiblesse

Fièvre légère

Frissons

Un mal de tête

Des nausées, une perte d’appétit et indigestion

Insomnie et difficulté à dormir

Perte de poids inexpliquée

A signaler que les personnes présentant des taux de CRP très élevés sont les plus susceptibles de contracter une infection bactérienne aiguë.

Aussi les signes d’infection aiguë incluent :

Forte fièvre

Fréquence cardiaque rapide

Transpiration, frissons ou tremblements incontrôlables

Vomissements incontrôlables ou persistants, nausées ou diarrhée

Difficulté à respirer

Éruption cutanée

Lèvres, bouche et peau desséchées

Vertiges ou étourdissements

Mal de tête grave, douleur corporelle, raideur ou douleur

Perte de conscience

VI- Qu’est-ce que cela signifie d’avoir un CRP élevé ?

Tout le monde n’est pas d’accord sur les conséquences d’un taux de CRP élevé. Certains pensent qu’il existe une corrélation entre des taux de CRP élevés et une probabilité accrue de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral.

Une autre étude a révélé que, chez les hommes adultes en bonne santé, ceux qui présentaient un taux de CRP élevé avaient trois fois plus de risques de subir une crise cardiaque que ceux dont le taux de CRP était faible. C’était parmi les hommes qui n’avaient aucun antécédent de maladie cardiaque.

Les personnes à faible risque de crise cardiaque ont moins de chances de subir un test hp-CRP. Les personnes qui présentent un risque élevé de subir une crise cardiaque devraient demander un traitement et des mesures préventives, quel que soit le niveau de leur CRP-hs.

Le test est plutôt utile pour les personnes qui ont 5 à 10% de chances de subir une crise cardiaque au cours des 10 prochaines années. Ce niveau de risque intermédiaire est déterminé par l’évaluation globale des risques, qui repose sur les choix de mode de vie, les antécédents familiaux et l’état de santé actuel.

VII- Interprétation des résultats de la protéine c réactive

En général le constat de CRP élevée est fait suite à un examen de sang de routine. Les laboratoires en France fournissent souvent les résultats au bout de quelques jours, ne dépassant pas les 7 jours.

A noter que dans un sang normal, d’une personne en bonne santé, le taux de protéine c réactive est très bas pour être détectable. Bien que ces taux peuvent augmenter légèrement chez certaines catégories de personnes. Ces variations sont souvent liées soit à l’âge de la personne ou le sexe et l’origine ethnique. Les femmes ont un taux plus élevé que les hommes.

Voici un tableau illustrant le risque de maladie selon le taux de CRP dans le sang.

protéine c réactive

Pour moins de 1 mg/l le risque de maladie infectieuse ou de maladie inflammatoire est presque inexistant.

Pour ceux ayant un taux se situant entre 1 mg et 3 mg/l, le risque est relativement faible.

Les personnes ayant un taux de CRP supérieur à 3 mg et inférieur à 10 mg/l, le risque reste conséquent, mais relativement gérable par un changement de mode de vie.

Au-delà de 10 mg/l de protéine c réactive, cela indique généralement que la personne a une infection grave ou une maladie inflammatoire qu’il faut traiter en urgence.

VIII- Les causes d’un taux de protéine c réactive élevé

Comme on l’a déjà signalé plus haut, le protéine c réactive est une réponse du système immunitaire pour un problème de santé dans le corps. Elle est sécrétée le plus souvent par le foie pour parer une attaque du corps, qu’elle soit externe ou interne. Voici les principales causes d’une CRP élevée :

1. Maladie inflammatoire chronique

Pour les personnes ayant été diagnostiqué d’une maladie inflammatoire chronique, le taux de protéine c réactive dans le sang est un bon indicateur de l’évolution de la maladie. Et il renseigne aussi sur les poussées de la maladie. Son test peut ainsi aider le médecin à évaluer l’efficacité d’un médicament ou d’un traitement de la maladie inflammatoire chronique.

Car dans le cas d’un traitement, il suffit de tester le taux de la CRP dans sang plusieurs fois, avant la prise des médicaments, pendant et la fin du traitement. Si le taux reste élevé, la déduction est fort simple : le médicament est inefficace ou ne fonctionne pas aussi bien que prévu et qu’il doit donc être modifié.

Par contre, si le taux de CRP est bas alors qu’il était auparavant élevé, cela signifie que le traitement est efficace et que l’inflammation s’atténue.

2. L’infection

Lorsqu’une personne n’a pas d’inflammation, il est probable que le taux élevé de la protéine c réactive dans le sang est dû à une infection. C’est pour cela qu’il est indiqué de pousser les recherches pour déterminer la nature de l’infection, ses causes et sa localisation pour que le médecin lui prescrive le traitement adéquat.

Si le taux de CRP a diminué après le traitement d’une infection, cela signifie que la personne répond au traitement.

3. Autres causes

Si le test de la CRP était positif, et qu’après le diagnostic, le médecin n’a pas trouvé d’infection, ni de maladie chronique inflammatoire, il se peut que la cause soit une autre inflammation ou autre maladie comme :

Rhumatisme articulaire aigu

Cancer

Attaque cardiaque

Maladie inflammatoire pelvienne

Maladie du tissu conjonctif

Grossesse (en particulier le troisième trimestre de la grossesse)

Utilisation de la pilule contraceptive ou d’un traitement hormonal substitutif.

IX- CRP en pathologie

La majorité des recherches sur la CRP ont porté sur le rôle de la CRP et de ses isoformes sur les maladies cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux.

La CRP est utilisée comme marqueur clinique de l’inflammation, les taux sériques élevés étant un puissant facteur de prédiction indépendant de la maladie cardiovasculaire chez les personnes asymptomatiques.

Les taux de CRP ont été liés au pronostic chez les patients atteints de maladie athéroscléreuse, d’insuffisance cardiaque congestive, de fibrillation auriculaire, de myocardite, de maladie de la valve aortique et de transplantation cardiaque, suggérant qu’elle joue un rôle actif dans la physiopathologie de la maladie cardiovasculaire.

alors…

Les analyses à haute sensibilité, telles que les analyses néphélométriques, sont utilisées pour détecter les niveaux de base de CRP et les patients présentant un risque de maladie cardiovasculaire. Une personne présentant un taux de CRP supérieur à 3 mg / L a un risque accru de maladie coronarienne, et ce risque augmente chez les personnes atteintes de diabète de type 2.

Des taux accrus de CRP ont été observés chez des patients souffrant d’appendicite, de cholécystite, de pancréatite et de méningite. Chez les patients présentant des symptômes possibles d’appendicite, une appendicite aiguë peut être exclue chez ceux dont le taux de CRP est inférieur à 25 mg / L dans le sang pris 12 h après l’apparition des symptômes.

Lorsque les symptômes cliniques de la cholécystite surviennent en même temps que des taux de CRP supérieurs à 30 mg / L, un diagnostic précis de la cholécystite peut être obtenu avec une sensibilité de 78%, ce qui suggère que la CRP est un marqueur plus sensible que le taux de sédimentation érythrocytaire et le nombre de globules blancs dans le diagnostic de la cholécystite.

En termes de pancréatite aiguë, des taux de CRP supérieurs à 210 mg / L ont permis de distinguer les cas légers des cas graves, avec une sensibilité de 83% et une spécificité de 85%.

La CRP sérique est élevée dans la méningite bactérienne et la résolution des symptômes après traitement aux antibiotiques est lente chez les patients présentant les taux de CRP les plus élevés.

La mesure de la CRP dans le liquide céphalorachidien a une sensibilité de 100% et une spécificité de 94% pour différencier les patients atteints de méningite bactérienne, de méningite virale et de non infection.

X- Quel est le lien entre la CRP et le risque cardiovasculaire ?

le cœur et la CRP

Le niveau de protéine C-réactive élevé chez une personne peut être un indicateur du risque de développer des problèmes cardiovasculaires. En effet, le développement de l’athérosclérose (fixation de cholestérol dans les parois des vaisseaux sanguins) est associée à l’inflammation dans les parois des vaisseaux. Il en résulte des taux de protéine c relative plus élevés chez les patients atteints d’athérosclérose que chez ceux sans athérosclérose.

Les spécialistes de la cardiologie ont commencé à examiner maintenant un phénomène appelé protéine c réactive haute sensibilité (hs-CRP). Cela les aide à mesurer la CRP plus précisément pour mieux déterminer le risque de maladie cardiovasculaire d’une personne.

Le test permet également de déterminer le risque d’une deuxième crise cardiaque, les personnes ayant un niveau élevé de hs-CRP qui ont eu une crise cardiaque sont plus susceptibles d’avoir un autre événement que ceux ayant un niveau normal.

Les cardiologues pensent que chercher à connaître le taux exact de CRP dépend de l’appartenance à l’un des trois groupes à risque cardiovasculaire :

Risque faible

Dans ce cas, c’est en raison du faible taux de cholestérol et des antécédents médicaux comme le diabète, l’hypertension artérielle ou le tabagisme, ni d’histoire familiale de crise cardiaque à un jeune âge.

Même avec un niveau de CRP plus élevé, le patient n’est probablement pas exposé à un niveau de risque qui nécessite des changements de mode de vie.

Risque intermédiaire

Il est toujours utile de connaître le niveau de protéine c réactive dans le sang, car il peut fournir des informations manquantes au médecin qui décide de la prochaine étape du traitement. Il est fortement conseillé de passer le test à ce stade-là.

Risque élevé

Il n’est pas essentiel de connaître le taux de protéine c réactive du patient à ce stade-là, car il est déjà sous un traitement agressif et doit faire des grandes modifications de son mode de vie pour réduire son risque de maladie cardiovasculaire.

XI- Le traitement d’une CRP élevée dans le contexte d’une maladie cardiovasculaire

Il n’y a pas de traitement spécifique pour les maladies cardiovasculaires, mais plutôt un changement de mode de vie. Et la protéine c réactive reste seulement un bon indicateur sur l’efficacité de changement et des efforts entrepris.

Le traitement approprié dans ce cas est simplement la prévention des risques et la diminution des conditions sous-jacentes afin de réduire le risque cardiovasculaire.

Les moyens les plus efficaces et les plus fiables de réduire de nombreux facteurs cardiaques sont l’exercice régulier, une alimentation équilibrée et l’arrêt du tabagisme.

Chez les personnes ayant un taux de cholestérol élevé qui n’atteignent pas leur taux de cholestérol cible en modifiant leur alimentation et en faisant de l’exercice, un traitement anti-cholestérol peut être conseillé par leur médecin traitant.

Les statines et l’atorvastatine sont à la pointe des agents hypocholestérolémiants recommandés. On peut observer une diminution de la CRP lors de l’utilisation de médicaments à base de statine, même sans amélioration significative du profil du cholestérol.

Une réduction du taux de protéine c réactive a également été observée chez les personnes atteintes d’une maladie cardiovasculaire connue qui commençaient un traitement par aspirine.

A noter que chez les patients sans maladie cardiovasculaire connue ni facteur de risque significatif, l’utilisation de l’aspirine n’est généralement pas recommandée.

Il a également été constaté que certains médicaments antidiabétiques réduisaient les niveaux de protéine c réactive (CRP) chez les personnes atteintes ou non de diabète. Cet effet a été observé indépendamment de leurs effets hypoglycémiants.

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https://www.youtube.com/watch?v=4SkyA95qxy0
Protéine c réactive: qu’est-ce que c’est?

Source:

https://www.revmed.ch/RMS/2013/RMS-N-404/Vieux-et-nouveaux-biomarqueurs-inflammatoires-quelle-utilite-pour-l-interniste-generaliste

https://www.chu.ulg.ac.be/jcms/c_498707/fr/proteine-c-reactive-sang

https://sante.journaldesfemmes.fr/analyses-examens-operations/2506230-proteine-c-reactive-crp-marqueur-de-surveillance-des-inflammations/

saignement du nez

Saignement du nez: Quelles sont les causes & comment arrêter de saigner

saignement du nez: les causes & traitement

Le saignement du nez peut faire peur, mais ce n’est généralement pas dangereux. Aussi connu sous le terme médical d’épistaxis, un saignement de nez est une perte de sang des tissus dans le nez.

La partie intérieure du nez contient de nombreux vaisseaux sanguins fragiles qui peuvent être facilement endommagés. Et comme l’intérieur du nez est délicat et les petits vaisseaux sanguins sont proches de la surface, ils peuvent éclater facilement au moindre choc interne ou externe et commencer à saigner.

Ces saignements du nez sont généralement minimes et brefs et s’arrêtent souvent en moins de 10 minutes. Bien que l’on puisse croire qu’une grande quantité de sang a été perdue (en particulier lorsqu’il a été trempée dans un mouchoir en papier ou sur un vêtement), il est rare qu’une personne perde autant de sang que cela puisse causer des problèmes de santé plus sérieux (par exemple, anémie).

I- Saignement du nez chez les enfants

Il est tout à fait normal que les enfants saignent plus que les adultes pour diverses raisons qui paraissent évidentes lorsqu’on se rend compte.

Premièrement les vaisseaux sanguins se trouvant dans les narines des enfants sont plus fragiles, car ils sont en cours de développement comme d’ailleurs tout leur corps. Au moindre petit choc, ils vont commencer à saigner.

Deuxièmement, les enfants sont portés à la moindre démangeaison à mettre leurs petits doigts dans leurs narines pour enlever les petites crottes qui se forment à l’intérieur, et parfois il se blessent eux même en touchant les fragiles vaisseaux sanguins.

Les saignements de nez sont assez fréquents chez les enfants, en particulier dans les climats secs ou pendant les mois d’hiver. L’air sec et la chaleur sèche à l’intérieur des maisons et des bâtiments peuvent provoquer un assèchement, des fissures ou une croûte à l’intérieur du nez.

Les saignements de nez peuvent généralement être traités avec les premiers soins, et une visite chez le médecin est souvent non nécessaire.

On a constaté souvent que les enfants ont moins tendance à avoir des saignements de nez pendant leur adolescence.

II- Causes du saignement du nez

Certaines personnes sont plus susceptibles d’avoir des saignements de nez en raison de leur environnement, de leurs antécédents professionnels, de problèmes de santé ou de l’utilisation de médicaments qui augmentent la tendance au saignement.

Les facteurs de risque courants de saignements de nez comprennent :

a. Un climat intérieur chaud et sec

Il s’agit d’un élément déclencheur des saignements de nez dans certaines régions à climat sec comme les pays africains où la chaleur peut atteindre des degrés de fournaise. L’air chaud et sec provoque la fissuration puis le saignement de la peau nasale délicate.

Il a été remarqué que les saignements de nez sont plus fréquents lors des changements de saison, avant que les tissus ne se soient habitués au changement d’humidité.

b. Un septum dévié 

Si le mur entre les deux narines s’est déplacé d’un côté (dévié), la circulation de l’air dans les narines est inégale. Le flux d’air modifie la peau du septum nasal, du côté le plus étroit, et la rend craquelée, ce qui augmente le risque de saignement.

c. Croissance anormale

Tout tissu anormal en croissance dans le nez peut provoquer un saignement. Bien que la plupart de ces excroissances (généralement des polypes) soient bénignes (et non cancéreuses), elles doivent néanmoins être traitées rapidement.

d. Rhumes et allergies

Les infections des voies respiratoires supérieures et les allergies provoquent une inflammation du nez qui peut augmenter le risque de saignement.

Une plus grande congestion peut provoquer un élargissement (dilatation) des vaisseaux sanguins, ce qui les rend plus vulnérables aux blessures.

Aussi les éternuements et le mouchage incessant accentuent la fragilité des vaisseaux sanguin et ainsi facilite le saignement du nez.

e. Exposition à des produits chimiques irritants

Il existe plusieurs produits chimiques qui peuvent irriter les parois interne du nez. Mais la cause la plus fréquente reste la fumée de cigarette, même si la fumée vient de quelqu’un d’autre qui fume à côté.

Certains travailleurs peuvent également avoir des saignements de nez après avoir été exposés à l’acide sulfurique, à l’ammoniac, à l’essence ou à d’autres irritants chimiques.

f. Conditions médicales

L’insuffisance rénale, la thrombocytopénie (faibles taux de plaquettes sanguines nécessaires à la coagulation), l’hypertension et les troubles hémorragiques héréditaires, tels que l’hémophilie, en sont des exemples pour le saignement du nez.

g. Maladie chronique & saignement du nez

Tout personne souffrant d’une maladie de longue durée, ou pouvant avoir besoin d’un supplément d’oxygène ou de tout autre médicament pouvant faire dessécher ou affecter la muqueuse du nez, est susceptible de provoquer des saignements de nez.

h. Forte consommation d’alcool

L’alcool interfère avec l’activité normale des plaquettes dans le sang, ce qui augmente le temps nécessaire à la formation de caillots sanguins. Cela provoque également la dilatation (agrandissement) des vaisseaux sanguins superficiels tels ceux du nez, ce qui les rend plus susceptibles d’être blessés et de saigner.

i. Médicaments qui interfèrent avec la coagulation du sang

Ceux-ci comprennent les anticoagulants et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l’aspirine et l’ibuprofène. Ce qui rend le corps et particulièrement le nez susceptible de saigner.

j. Médicaments homéopathiques et suppléments diététiques

Certains suppléments diététiques contiennent des produits chimiques qui prolongent les saignements, comme le font les anticoagulants. Le dong quai, la camomille, l’ail, le gingembre, le ginko biloba, le ginseng et la vitamine E en font partie.

Les saignements de nez sont aussi généralement causés par des traumatismes, tels que des pincements de nez, des maux de nez puissants ou des traumatismes faciaux graves résultant d’un accident d’automobile ou de sports de contact.

Comprendre le saignement du nez!

III. Comment arrêter un saignement du nez

Il existe plusieurs mesures à pour arrêter un saignement du nez. Mais si ça ne l’arrête pas, il faut aller voir en urgence son médecin traitant. Voici quelques-unes de ces mesures :

Il faut s’asseoir et pencher légèrement la tête vers l’avant et ne pas se coucher ou se pencher en arrière.

Essayer de rester calme et de ne pas parler ou pleurer, sinon il y a risque de provoquer davantage de saignements.

Il faut tenir ses narines bien fermées avec le pouce et l’index au niveau de la partie molle du nez juste en dessous de l’os nasal et de ne respirer que par la bouche.

Garder ainsi les narines fermées pendant 5 minutes. On peut même utiliser un chronomètre d’un téléphone portable ou une montre. Et si le saignement ne s’est pas arrêté après 5 minutes complètes, il faut maintenir encore les narines fermées pendant 5 minutes supplémentaires.

alors…

Si le saignement ne cesse pas, répétez les étapes précédentes. Appliquer une pression pendant au moins 30 minutes.

Alors au bout de ces 30 mn de pincement des narines, si les saignements ne s’arrêtent pas, il faut aller en urgence à l’hôpital le plus proche.

Pour une deuxième étape, pour s’assurer du non-renouvellement du saignement du nez, il est conseillé de mouiller un gant de toilette ou une serviette avec de l’eau fraîche. L’essorer ensuite et l’appuyer fermement sur le nez et les joues.

Aussi il faut rappeler qu’il ne faut en aucun se moucher et de ne pas retirer la croûte pendant plusieurs heures. Souffler ou essuyer le nez peut provoquer un saignement frais.

Si on fait le constat ou qu’on sent que du sang s’est accumulé dans la bouche, il n’est pas grave de le recracher. Car en avalant une grande quantité de sang, on risque de vomir du sang ou de provoquer ainsi des caillots sanguins.

Parfois, si les saignements sont fréquents, le médecin peut proposer au patient un cautère nasal, qui consiste à obturer les fins vaisseaux sanguins du nez par une technique de chaleur ou de produit chimique. Car lorsque le vaisseau est scellé avec du nitrate d’argent, un courant électrique ou un laser le saignement va probablement s’arrêter définitivement.

IV- Comment se comporter lorsque le saignement a cessé

Lorsqu’on arrive à arrêter un saignement du nez, il y quelques règles à suivre dans les 24 heures qui suivent. Voici quelques-unes des règles :

Ne pas se moucher le nez même si ça nous démange.

Il ne pas curer le nez avec ses doigts ou autre instrument.

Ne pas boire de boissons très chaudes ou de l’alcool.

Minimiser au maximum les exercices physiques, surtout les exercices lourds ou difficiles

Ne pas se coucher sur le ventre ou sur le dos, mais plutôt sur le côté.

Aussi ne surtout pas enlever les croûtes qui se forment à l’intérieur du nez, car c’est elles qui aident à guérir et à prévenir les infections.

Après 24 heures, on peut également prendre en compte d’autres éléments, tels que le port d’un protège-tête lors d’activités où le nez ou la tête pourraient se blesser.

V- Pourquoi les saignements du nez sont-ils fréquents pendant la grossesse ?

Au cours du premier trimestre de la grossesse, la quantité de sang circulant dans le corps de la femme enceinte augmente et le cœur travaille également plus fort. Ce qui signifie que la muqueuse du passage nasal de la femme (à l’intérieur de votre nez) reçoit également plus de sang.

Comme le nez est plein de minuscules et fragiles vaisseaux sanguins, l’augmentation du volume sanguin peut parfois les endommager et les faire éclater, ce qui entraîne un saignement de nez.

Des modifications des taux d’hormones dans le corps pendant la grossesse peuvent également contribuer aux saignements de nez.

Ces changements peuvent donner l’impression que le nez est bouché et qu’il peut être même plus bouché que d’habitude. Les gencives peuvent aussi se sentir enflées et saigner.

Les saignements de nez, dans les cas des femmes enceintes, peuvent survenir à l’improviste et durer quelques secondes ou quelques minutes, et peuvent découler de l’une ou des deux narines. Le flux sanguin peut être léger ou assez lourd.

Si le saignement de nez se produit la nuit alors que la personne est entrain de dormir, elle risque de se réveiller en sentant le sang couler à l’arrière de sa gorge avant de s’asseoir. En se mettant debout, le sang va alors sortir du nez.

VI- Est-ce que je peux prendre des mesures pour prévenir les saignements de nez ?

L’une des astuces est l’utilisation d’une solution saline en aérosol pour le nez ou une solution saline pour le nez en gouttes deux à trois fois par jour dans chaque narine.

Ces produits peuvent être achetés en vente libre ou fabriqués à la maison.

Pour faire la solution saline à la maison : mélanger 1 cuillère à café de sel dans 1 litre d’eau du robinet. Faire bouillir de l’eau pendant 20 minutes, laisser refroidir jusqu’à tiède. (à arrêter son utilisation en cas de complication)

Éviter de mettre des objets solides dans le nez, y compris les doigts et les applicateurs de coton.

Arrêter de fumer, car fumer assèche le nez et l’irrite.

Éternuer par la bouche ouverte.

Traiter toutes les allergies nasales et autres problèmes des vaisseaux sanguins.

Pour ceux qui saignent la nuit pour cause de grande chaleur, c’est bien d’ajouter dans sa chambre à coucher un humidificateur.

Il est évident qu’il faut éviter de trop se moucher et de le faire d’une manière forte.

Limitez la consommation de médicaments pouvant augmenter les saignements, tels que l’aspirine et l’ibuprofène.

VII- C’est quoi la cautérisation ?

Une technique médicale appelée cautérisation peut également arrêter les saignements de nez persistants ou fréquents.

Ceci se traduit par la brûlure des vaisseaux sanguins du nez avec un appareil de chauffage ou du nitrate d’argent, un composé utilisé pour enlever les tissus.

La cautérisation, selon le dico, est la destruction d’un tissu afin de supprimer une lésion, d’arrêter un saignement ou de faire régresser de Bourgeonnement exubérant d’une cicatrice.

La cautérisation est le plus souvent localisée et superficielle, pratiqués sur la peau ou sur une muqueuse. Les principales méthodes de cautérisation sont l’électrocoagulation par passage de courant dans un bistouri électrique, la destruction au laser, la cryothérapie (traitement par le froid). On recourt parfois à l’application d’une substance caustique.

Le médecin pourrait tasser le nez avec du coton, de la gaze ou de la mousse. Il peut également utiliser un cathéter à ballonnet pour appliquer une pression sur les vaisseaux sanguins et arrêter le saignement.

VIII- Quand consulter un médecin

Il y a des personnes qui prennent des anticoagulants ou qui ont un trouble de la coagulation tel que l’hémophilie et le saignement ne s’arrête pas, alors il faut consulter en urgence son médecin traitant soit pour arrêter le médicament ou le changer par un autre avec moins de désagréments.

A noter que les signes d’un trouble de la coagulation comprennent de nombreuses petites taches violacées sur la peau, de nombreuses grandes ecchymoses, des saignements gingivaux faciles, des selles sanglantes ou trouble, des crachats de sang, du sang dans les urines et des saignements abondants lors du brossage des dents.

Quand la personne présente des symptômes d’anémie tels que des palpitations cardiaques, un essoufflement et un teint pâle.

Le saignement était abondant et la personne a perdu beaucoup de sang.

La personne qui saigne du nez a du mal à respirer. Il se peut qu’il y a obstruction des voies respiratoires.

La personne a avalé une grande quantité de sang qui la fait vomir.

Le cas d’un enfant de moins de deux ans qui a un saignement de nez inexplicable.

Les personnes qui ont des saignements de nez récurrents (qui vont et viennent régulièrement).

Le saignement dure plus de 30 minutes malgré les premiers soins, comme le pincement.

Le saignement de nez développé est dû à une blessure grave, telle qu’un accident de vélo ou un chute d’une terrasse d’une maison.

IX- Complications d’un saignement du nez

Les saignements de nez peuvent parfois être pénibles à cause du nombre de pertes de sang visibles, surtout s’ils sont très fréquents.

Si une personne est sujette à des saignements de nez abondants ou récurrents, son médecin traitant va normalement l’orienter vers un spécialiste des oreilles, du nez et de la gorge (ORL) pour un examen plus approfondi.

Sinon si le problème n’est pas traité à temps, il y a risque de complications plus graves. Voici quelques-unes :

L’Anémie

Des saignements excessifs sur une petite période donnée peuvent entraîner une anémie (un groupe de troubles affectant les globules rouges).

Des saignements de nez fréquents (plus d’une fois par semaine) ou importants peuvent contribuer à cette affection si la personne perd beaucoup de sang. D’autres symptômes, tels que la fatigue, seront également présents.

A noter que l’anémie est le nom qu’on donne à la diminution du taux d’hémoglobine dans le sang (pigment des globules de l’oxygène des poumons aux tissus).

Une malformation nasale

Ça arrive que la cause du saignement fréquent par le nez soit une malformation interne ou externe du nez, ou un nez qui s’est cassé tout simplement. Il est conseillé de ne pas remettre soi-même le nez cassé, sinon un grand risque pour une malformation définitive de l’organe.

Pour beaucoup de cas, le médecin peut remettre le nez manuellement à sa place. Un nez cassé peut entraîner une modification permanente de la forme de votre nez. Cependant, ce n’est pas toujours efficace et une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour corriger la forme du nez.

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Saignement du nez: est-ce grave?

Source:

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pistaxis

https://www.seriniti.fr/blog/24/epistaxis-saignement-du-nez.html

https://myeasysante.fr/news/quelles-sont-les-causes-dun-saignement-de-nez/

cancer de la plèvre- les poumons

Cancer de la plèvre des poumons (mésothéliome pleural)

cancer de la plèvre. une radiographie

Le cancer de la plèvre des poumons est une tumeur pleurale, qui est localisé dans la cavité pleurale. Cette cavité se trouve entre les poumons et la paroi thoracique et contenant le liquide pleural qui est une sorte de lubrifiant.

Autrement pour mieux comprendre, les poumons sont entourés d’une double membrane qu’on appelle les feuillets. Le premier feuillet viscéral (interne) est adhérant aux poumons, le feuillet pariétal (externe) est tapissant les parois thoraciques. Et entre les deux feuillets, on retrouve le liquide pleural.

Une tumeur pleurale est presque toujours métastatique (cancéreuse) et difficile à opérer. Le pronostic est rarement encourageant.

I- Définition général de la plèvre 

Membrane recouvrant presque complètement le poumon, à l’exception du hile (petite région de sa face interne par où passent les vaisseaux et l’arbre bronchique).

La plèvre comprend deux feuillets qui se rejoignent au niveau du hile: la plèvre viscérale, qui tapisse le poumon, et la plèvre pariétale qui tapisse la paroi thoracique. Ces feuillets sont séparés par un espace appelé cavité pleurale, contenant un film liquidien.

Les maladies de la plèvre, quand leur cause est connue, sont surtout infectieuses (tuberculose, en particulier) ou tumorales (mésothéliome, métastases d’un cancer d’une autre partie du corps). La cavité pleurale peut disparaître par accolement des feuillets (symphyse pleurale) ou, au contraire, augmenter de volume du fait d’un épanchement de liquide (pleurésie) ou d’air (pneumothorax).

II- Types de cancer de la plèvre des poumons

a. Cancer de la plèvre primitif

Il est aussi appelé mésothéliome plural malin. Son origine se trouve dans la plèvre, l’enveloppe des poumons. Sa principale cause est l’amiante, qui une matière avec des propriétés ignifuges, qui est utilisée dans la construction des bâtiments pour les protéger du feu.

b. Cancer de la plèvre secondaire

Il est beaucoup plus courant que le premier, car ce cancer de la plèvre des poumons est provoqué par un autre cancer qui s’est déclaré dans un autre organe du corps (généralement les poumons).

Il est extrêmement improbable que les personnes n’ayant jamais eu un cancer développent une tumeur pleurale métastatique. Mais les patients qui ont eu un cancer courent un risque, surtout si le traitement de ce cancer n’a pas totalement réussi à le contrôler. Malgré cela, l’incidence de ces tumeurs est rare, touchant peut-être un patient sur 2 500 atteint de cancer.

III- Comment l’amiante cause-t-il le cancer de la plèvre ?

cancer de la plèvre. le corps humain

L’amiante est la cause principale qui provoque le mésothéliome pleural malin, et ce, des décennies après qu’une personne ait inhalé de la poussière d’amiante. Les fibres en forme d’aiguilles du minéral se logent dans les poumons et migrent progressivement dans la muqueuse de la plèvre.

Sur une longue période, les fibres d’amiante provoquent une irritation, une inflammation chronique et des modifications génétiques qui rendent les cellules cancéreuses.

Ces cellules cancéreuses se développent rapidement et de manière incontrôlable, menaçant les organes qui les entourent.

En rappelant que la plèvre, c’est les deux couches qui constituent la doublure de la plèvre. La couche externe recouvre tout l’intérieur de la cavité thoracique et la couche interne recouvre les poumons.

Une tumeur maligne peut se développer sur l’une ou l’autre couche et se propager rapidement à l’autre couche. À mesure que les tumeurs se développent à la surface de la plèvre, elles se développent pour former une masse autour du poumon atteint.

VI- Quel est le lien entre le cancer du poumon et le cancer de la plèvre ?

Ces deux cancers partagent des systèmes de stadification associés. Le stade précoce des deux cancers est similaire, mais il diffère aux derniers stades à mesure que le cancer se propage.

Etape 1 et 2 :

Les tumeurs sont localisées et restent là où elles se sont développées à l’origine.

Étape 3 :

Les tumeurs sont localement avancées, ce qui signifie qu’elles se sont développées et se sont propagées aux organes et ganglions lymphatiques voisins.

Étape 4 :

Le cancer du poumon se propage dans les deux poumons et dans d’autres parties du corps telles que le cerveau, les os, le foie et les glandes surrénales.

Le cancer de la plèvre des poumons se propage moins fréquemment à des endroits éloignés, mais peut se propager dans les deux poumons, les os ou le cerveau.

Les taux de survie pour ces cancers sont similaires la première année après le diagnostic, mais par la suite, les patients atteints de cancer du poumon ont de meilleures chances de survie à long terme.

V- Comment diagnostique-t-on le cancer de la plèvre ?

Le diagnostic du cancer de la plèvre peut prendre un certain temps. Identifier la maladie peut nécessiter plusieurs tests et procédures. Cela peut inclure les rayons X, les tomodensitogrammes, les IRM, les examens TEP, les biopsies et les examens de laboratoire des liquides prélevés autour des poumons.

La voie à suivre pour obtenir un bon diagnostic peut commencer par une radiographie. Bien qu’une radiographie ne puisse pas diagnostiquer, un radiologue peut noter toutes les zones anormales sur les feuillets constituant la plèvre. Ils peuvent planifier des tests supplémentaires pour en savoir plus sur la cause des symptômes.

La deuxième étape est de faire une biopsie de zones potentiellement cancéreuses distinguées sur la radio. Une biopsie est le seul moyen de diagnostiquer définitivement le mésothéliome pleural.

Comment faire des biopsies pour diagnostiquer le cancer

Les biopsies peuvent prendre la forme de tissus solides ou de liquides prélevés autour des poumons.

Elle peut se faire par l’une ou plusieurs des méthodes suivantes :

Aspiration à l’aiguille fine :  les cellules sont extraites du corps à l’aide d’une longue et fine aiguille creuse et d’une seringue.

Médiastinoscopie : cette procédure est similaire à la thoracoscopie, sauf que la sonde équipée d’une caméra est insérée dans le cou plutôt que dans la poitrine.

Thoracentèse : les liquides sont retirés du petit espace entre les poumons et la plèvre, qui est la membrane autour des poumons.

Thoracoscopie : une sonde équipée d’une caméra est insérée dans la paroi thoracique et est utilisée pour identifier et obtenir un échantillon de tissu provenant de zones suspectes.

Quel est le pronostic pour le cancer de la plèvre ?

Comme pour tous les types de cancer malin, le pronostic du cancer de la plèvre des poumons est minimal. Malheureusement pour les patients qui ne reçoivent pas de traitement, la moyenne de survie est de six mois ; Cependant, certains types de traitement peuvent améliorer considérablement le taux d’espérance de vie.

A noter que des études récentes portant sur deux types de chirurgies agressives, la pleurectomie et la pneumonectomie extra-pleurale, ont montré une moyenne de survie plus longue de 36 à 38 mois en association avec une chimiothérapie et une radiothérapie.

Les facteurs les plus importants pour le pronostic des patients atteints de cancer de la plèvre (mésothéliome pleural) sont les suivants : Type de cellule (histopathologie), le stade du cancer, l’âge du patient.

Le type de cellules épithélioïdes (cellules géantes multinucléées), qui est le plus commun, est diagnostiqué chez la plupart des patients atteints de mésothéliome pleural.

Les cellules épithélioïdes se regroupent généralement et ne métastasent pas aussi rapidement. Ils sont également les plus sensibles au traitement.

En moyenne, les patients atteints de mésothéliome pleural avec le type de cellules épithélioïdes survivent une vingtaine de mois.

Les autres types de cellules, sarcomatoïdes et biphasiques, sont moins courantes et ont un pronostic plus négatif.

Le mésothéliome sarcomatoïde ne répond pas bien au traitement et métastase de manière agressive, laissant les patients atteints de mésothéliome pleural avec un pronostic moyen de 10 mois.

Les patients atteints de mésothéliome biphasique ont une espérance de vie moyenne, selon que les cellules épithélioïdes ou sarcomatoïdes sont plus dominantes.

Selon une étude américaine le taux de survie du cancer de la plèvre des poumons est :

60,3 %, 1 an après le diagnostic.

23%, 3 ans après le diagnostic.

12% 5 ans après le diagnostic.

4,7%, 10 ans après le diagnostic.

Et selon toujours la même étude, se basant sur des données récentes, au cours de la dernière décennie, les patients atteints de cancer de la plèvre (mésothéliome pleural) ont survécu globalement plus longtemps, car les chercheurs continuent d’améliorer les traitements et les méthodes de diagnostic disponibles.

Mieux traiter le cancer de la plèvre

VI- Symptômes du mésothéliome pleural

Le mésothéliome a des symptômes communs. La plupart sont si généralisés qu’ils sont confondus avec des affections plus courantes telles que la bronchite, la pneumonie et la MPOC (maladie pulmonaire obstructive chronique). Ce qui le rend difficile à diagnostiquer cliniquement.

Les symptômes du mésothéliome peut également être confondu avec ceux du cancer du poumon. Mais ce sont deux maladies distinctes qui sont traitées différemment. Il est crucial d’obtenir le bon diagnostic pour obtenir les meilleurs résultats avec le traitement.

Les signes communs du cancer de la plèvre incluent :

Accumulation de liquide (épanchement pleural) entre les deux feuillets constituant la plèvre ou le recouvrement des poumons.

Douleur à la poitrine ou au bas du dos

Une toux persistante qui ne s’en va pas après un traitement avec les expectorants habituels qui se vendent en pharmacie.

Problèmes d’ingestion et difficultés à avaler les aliments et la salive.

Essoufflement au moindre effort, parfois rien qu’en faisant quelques pas de marche.

Enrouement de la voix.

Perte de poids inexpliquée.

Fatigue continuelle.

Des sueurs nocturnes.

Fièvre récurrente.

Gonflement des bras ou du visage

VII- Traitement du cancer de la plèvre

La plupart des patients atteints du cancer de la plèvre sont traités selon un plan multimodal, qui consiste souvent en une combinaison de chirurgie, de chimiothérapie et de radiothérapie.

De nombreux essais cliniques ont étudié l’efficacité de différentes associations thérapeutiques et de nouveaux traitements.

L’immunothérapie, en particulier, s’est révélée prometteuse pour de nombreux types de cancer, y compris le cancer de la plèvre. Des résultats prometteurs ont été constaté pour de nombreux cas : certains patients ont prolongé leur survie de plusieurs mois, voire de plusieurs années.

Pour les patients au stade précoce du cancer de la plèvre, il existe deux options de chirurgie curative considérées comme plutôt agressives et invasives. L’objectif de l’une ou l’autre option est d’éliminer autant de tumeurs et de cellules cancéreuses que possible pour aider à soulager les symptômes et améliorer l’espérance de vie, mais les deux chirurgies font face à des risques et à des complications potentiellement graves.

La pleurectomie

C’est une chirurgie délicate pour enlever le feuillet extérieur de la plèvre (la plèvre pariétal), la membrane tapissant la cage thoracique.

La pneumonectomie

C’est une chirurgie qui consiste à enlever le poumon touché par les cellules cancéreuses, y compris la plèvre qui le recouvre.

Les risques chirurgicaux de chaque patient doivent être mis en balance avec les avantages de ces procédures et selon le stade d’avancement du cancer.

La chimiothérapie

La chimio est un autre outil souvent utilisé pour traiter le cancer de la plèvre (mésothéliome pleural) chez les patients qui ne peuvent pas supporter une intervention chirurgicale ou dans le cadre d’une polythérapie.

Il existe plusieurs et diverses combinaisons de médicaments de chimiothérapie qui sont utilisées pour traiter le cancer de la plèvre.

Le traitement standard a toujours été le cisplatine pendant de nombreuses années. Avec ce traitement, des études ont montré une moyenne de survie de 12 à 16 mois.

D’autres combinaisons de chimiothérapie, comme le pemetrexed disodium en association avec le traitement de chimiothérapie standard, ont eu des résultats similaires, allant parfois même jusqu’à la survie à plus 20 mois.

La radiothérapie

La radiothérapie est le bombardement des cellules cancéreuses par des rayons avec des particules de grande énergie. Elle est également souvent associée à une intervention chirurgicale ou à une chimiothérapie et a parfois été appliquée en tant que traitement palliatif.

Immunothérapie

C’est une technique nouvelle qui consiste à utiliser les défenses naturelles du patient pour lutter contre les cancers. Et ce en stimulant le système immunitaire du malade pour détecter spécialement les cellules défectueuses et cancéreuses, et à les détruire complètement.

Quel que soit le plan de traitement qui puisse être recommandé pour chaque cas individuel, il est important de comprendre tous les effets secondaires et les risques potentiels des traitements viables et de discuter avec la famille de ce qui vous convient le mieux.

Le contenu du site Web AvoirLaSante.fr n’est ni destiné ni recommandé en lieu et place du conseil médical, du diagnostic ou du traitement. Demandez toujours conseil à votre médecin ou à un autre professionnel de la santé qualifié pour toute question ou condition médicale.Le contenu du site est juste informatif. Tous droits réservés.

Cancer de la plèvre

Source:

https://www.lesouffle.org/poumons-sante/maladies-du-poumon/cancer-plevre/

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9soth%C3%A9liome

morsure de tique

Morsure de tique, que faire? Et comment se protéger des morsure de tiques

morsure de tique. tout savoir

La morsure de tique n’est pas dangereuse en elle-même, même si elle reste malgré tout désagréable et parfois douloureuse. Le plus délicat dans la morsure de tique est que ça lui arrive d’être porteuse d’une infection grave pour l’être humain, comme par exemple la maladie de Lyme, qui est l’une des maladies les plus néfaste transmise par les tiques à l’humain.  

I- Introduction

Les tiques sont des arthropodes qui sucent le sang d’animaux et d’humains. Ils se produisent partout dans le monde et sont des vecteurs importants pour un grand nombre de maladies.

Les tiques jouent également un rôle important en tant que vecteurs d’infections chez les animaux domestiques et peuvent entraîner de grandes pertes économiques.

On distingue deux grandes familles : les tiques dures (Ixodidae), comprenant environ 650 espèces, et les tiques molles (Argasidae), comprenant environ 150 espèces.

Les tiques ne sont pas des insectes et se distinguent facilement par la présence de quatre paires de pattes chez l’adulte et par l’absence de segmentation nette du corps.

Les tiques ne volent pas et ne sautent pas, mais elles peuvent monter sur une personne si elle s’approche suffisamment. Ce sont comme des chenilles et ne vont même pas vite.

Pour se mettre sur un corps, humain ou animal, les tiques aiment grimper sur des plantes basses, du feuillage, des bûches ou tout autre objet proche du sol.

La tique en quête d’un hôte saisit les chaussures, le pantalon ou même la peau si elle est découverte, puis progresse vers le haut jusqu’à ce qu’elle trouve un endroit sûr et discret pour enfoncer ses crochets dans la peau. Elles aiment ces endroits cachés où la peau est douce et où elles peuvent se cacher sans être détectées, comme le dos, les genoux, les aisselles, la nuque et l’aine.

Une fois fixée sur la peau, une tique y restera plusieurs jours, se gorgeant lentement de sang avant de retomber toute seule. Les tiques doivent se nourrir d’un hôte à chaque étape de leur cycle de vie pour survivre.

Les maladies humaines les plus connues transmises par les tiques sont la fièvre récurrente transmise par les tiques, la fièvre maculée des montagnes Rocheuses, la fièvre Q et la maladie de Lyme.

II- Cycle de vie d’une tique

Le cycle de vie d’une tique comprend un stade larvaire à six pattes, un stade nymphal à huit pattes et enfin le dernier stade, l’âge adulte. 

Les larves et les nymphes des tiques peuvent être parfois invisibles compte tenu de leurs petites tailles. Elles mesurent dans ces deux stades entre 0.6 mm et 2.5 mm.

Les stades immatures ressemblent à celui d’adulte et chacun d’entre eux a besoin d’un repas de sang avant de pouvoir passer au stade suivant.

Les tiques adultes vivent plusieurs années et, en l’absence d’un repas de sang, peuvent survivre pendant plusieurs années sans nourriture.

Les deux sexes se nourrissent de sang, les mâles moins souvent que les femelles et les deux peuvent être vecteurs de maladie.

Les organismes pathogènes ne se transmettent pas seulement d’un hôte à l’autre pendant la prise de sang, mais les tiques femelles peuvent également transmettre certains agents pathogènes à leur progéniture, ce qui accroît les infestations de maladies.

III- Où vivent les tiques ?

Ils peuvent être trouvés dans n’importe quel endroit avec de l’air humide où ils sont protégés contre le dessèchement.

Les tiques sont sensibles aux conditions climatiques, nécessitant une humidité relative de 80% au minimum pour sa survie pendant les périodes où il n’est pas hébergé. Elles sont donc limitées aux régions où les précipitations sont plutôt élevées et où la végétation conserve une bonne humidité (ce qui se traduit par une bonne couche de litière et sol restant humide pendant la journée).

Les habitats typiques des tiques varient d’une région à une autre, mais comprennent généralement les forêts de feuillus et de conifères, les landes, les pâturages et les parcs urbains.

Les tiques peuvent aussi parfois être trouvées dans les jardins privés, en particulier ceux avec des arbustes ombreux ou une végétation profonde et une forte population faunique locale.

Les chiffres varient d’un endroit à l’autre et d’une année à l’autre, mais les tiques se trouvent partout en France.

Les tiques ne sont pas toutes porteuses de maladie et les taux d’infection à un endroit donné peuvent fluctuer d’une année à l’autre.

IV- Maladies transmises par les tiques en France

Morsure de tique et maladies transmises

En France, dans la métropole, lorsque les températures sont douces, les tiques sortent dès le mois de février de leur léthargie. C’est vrai que les maladies transmises par les tiques, signalées chaque année sont relativement peu nombreuses comparativement à d’autres régions du monde.

En cas de soupçon de maladie transmise par une tique, en observant quelques symptômes cités au-dessous, il faut absolument consulter un médecin afin d’avoir un diagnostic sur l’éventualité d’une transmission de maladies.

Les maladies suivantes peuvent être transmises par une morsure de tique en France :

1. Paralysie à tiques

La paralysie à tiques est causée par une neurotoxine qui se trouve dans la salive de la tique qui l’injecte dans le sang de l’animal ou de l’humain lorsqu’elle s’attache sur sa peau pour lui sucer le sang. Cette neurotoxine affecte les contractions musculaires en s’attaquant à un neurotransmetteur qu’est l’acétylcholine.

Cette maladie se caractérise par une paralysie progressive qui commence généralement dans les jambes par une faiblesse musculaire, une perte de coordination, un engourdissement et une difficulté à se tenir debout ou à marcher. Les symptômes progressent vers l’abdomen, le dos et la poitrine.

Si la tique n’est pas retirée, il y a un risque d’une paralysie des muscles thoraciques qui peut entraîner une insuffisance respiratoire et la mort dans les 24 à 48 heures suivant le début des symptômes. Pour les chiens, ils peuvent mourir seulement 2 h après.

L’enlèvement rapide de la tique conduit généralement à une récupération complète (1 à 3 jours).

2. Maladie de Lyme

Le premier signe de la maladie de Lyme est généralement une éruption circulaire en expansion qui commence au site de la morsure de la tique. L’éruption cutanée peut avoir une forme de cible.

De la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires peuvent également survenir.

En l’absence de traitement, les symptômes ultérieurs peuvent inclure des douleurs articulaires récurrentes, des maladies cardiaques et des troubles du système nerveux.

La maladie de Lyme est l’une des maladies transmises par les tiques la plus répandue en France.

La maladie de Lyme est causée par la bactérie Borrelia Burgdorferi, qui peut être transmise par la piqûre d’une tique, Ixodes ricinus.

Les tiques sont infectées par les bactéries Borrelia Burgdorferi après s’être nourries de rongeurs infectés. Ces tiques vivent dans les zones boisées.

3. Tularémie

La tularémie est une maladie qui a pour cause la bactérie Francisella tularensis. Elle est transmise par un animal et ne transmet pas entre humain.

Une morsure de tique infectée déjà par cette bactérie est un moyen de contracter la tularémie.

Les symptômes de la tularémie après une morsure de tique incluent une fièvre soudaine, des maux de tête, des ganglions lymphatiques enflés et un ulcère cutané près de la morsure.

En 2016, 17 cas d’infection de tularémie dû à des tiques sont enregistrés en France.

4. Anaplasmose

L’anaplasmose est une infection transmise par les tiques. Elle a été constaté en Europe depuis 1995 et quelques cas ont été signalés depuis en France. Mais elle est plus fréquente au nord de l’Amérique.

Les symptômes de l’anaplasmose comprennent les maux de tête, la fièvre, les frissons et les douleurs musculaires et quelques des troubles digestifs comme des nausées et des vomissements.

En général sa guérison est spontanée 10 jours après l’infection et moins si elle est bien traitée.

5. Fièvre récurrente transmise par les tiques

Les symptômes incluent des périodes de fièvre récurrentes d’une durée de deux à six jours, disparaissant de cinq à quinze jours environ, puis se reproduisant.

En France, il n’y a que des cas de gens venant en visite ou en revenant de pays étranger, notamment africains.

Pour les pays à risque, il faut savoir que la tique infectée peut alors transmettre la bactérie en se nourrissant pendant de courtes périodes. Étant donné que ces tiques sont associées aux terriers et aux nids de rongeurs, il est important de garder les rongeurs hors des cabines et des autres zones de couchage.

6. La Babésiose

Une maladie mondiale, mais rapporté beaucoup plus par les nord-américains. La tique occidentale à pattes noires, Ixodes pacificus, est considérée comme le vecteur de cette maladie. Elle est caractérisée par une fièvre allant jusqu’à 40.9°, des frissons, de la fatigue, des douleurs musculaires et de l’anémie. Dans la plupart cas elle est asymptomatique.  

7. Fièvre pourprée

Elle est aussi appelée la fièvre des montagnes Rocheuses. Ses symptômes peuvent inclure de la fièvre, des nausées, des vomissements, des douleurs musculaires, un manque d’appétit et des maux de tête graves.

Une éruption cutanée apparaît généralement, mais pas toujours, quelques jours plus tard. Des douleurs abdominales, des douleurs articulaires et une diarrhée peuvent également survenir. La bactérie responsable de la fièvre maculée des montagnes Rocheuses est transmise par la piqûre d’une tique infectée, Dermacentor variabilis, ou de la tique des bois des montagnes Rocheuses.

V- Ce qu’il ne faut pas faire en cas de morsure de tique

Il est impérativement déconseillé d’appliquer de l’alcool méthylique, du kérosène, de la vaseline, du vernis à ongles ou de l’huile sur la tique elle-même avant de l’enlever. Ces produits chimiques sont généralement inefficaces pour amener la tique à se détacher de la peau et peuvent même la faire pénétrer plus profondément dans la peau et injecter ainsi plus de toxines.

Aussi il ne faut utiliser du feu comme une allumette allumée ou autre objet brûlant pour tenter de tuer la tique ou de la détacher. Outre le risque de vous brûler, cette méthode ne supprime pas efficacement les tiques.

Egalement, il vaut mieux éviter d’utiliser des pincettes ménagères à extrémités étroites pour enlever une tique, car elles risquent davantage de serrer le corps de la tique en essayant d’enlever les crochets.

Ne pas manipuler une tique avec les mains nues, car des agents infectieux ou des allergènes peuvent pénétrer dans le corps par des lésions existantes sur la peau ou en se frottant les yeux. C’est pour cela qu’il est indiqué de se laver les mains avec de l’eau et du savon en cas qu’une personne a manipulé une tique.

VI- Quels sont les symptômes et les signes de morsure de tique ?

Malheureusement, il est parfois très difficile la détection d’une morsure de tique, car elle est généralement indolore et le reste même après que la tique ait arrêté son repas de sang et qu’elle soit tombée de la peau.

C’est plus tard que le site de la morsure peut se développer et provoquer des démangeaisons, une sensation de brûlure, une tache rouge et, rarement, une douleur intense localisée comme dans les articulations (quelques piqûres de tiques molles) chez certains individus.

D’autres individus peuvent être sensibles ou allergiques aux morsures de tique (sécrétions de salive de tique) et risquent de développer une éruption cutanée près de la morsure, un essoufflement, un gonflement de la peau, un engourdissement ou une paralysie partielle (comme par exemple, une raideur de la nuque).

Cependant, la majorité des personnes qui ont subis des morsures de tiques ne développent aucun symptôme et beaucoup ne se souviennent pas d’avoir été mordues.

Certains symptômes peuvent se développer immédiatement après la morsure de la tique, même si ça reste relativement rare. Parmi ces symptômes, il y a de la fièvre, de l’essoufflement, de la faiblesse corporelle, des vomissements, d’un mal de tête et un gonflement du site de la morsure

Ces personnes présentant ces symptômes doivent immédiatement être examinées par un médecin.

VII- Comment enlever les tiques

Enlever les tiques est une opération délicate et il ne faut pas le faire d’une manière grossière. Car il y a risque de laisser la tête de la tique à l’intérieur de la peau. Et si la tique est porteuse de maladies, il est fort probable que l’infection sera beaucoup plus néfaste.

Les outils adéquats pour enlever les tiques sont les pincettes ou simplement un tire-tique s’il est à portée de main.

Des pinces à pointe fine est le meilleur choix pour enlever les tiques.

Et si on n’a pas à notre disposition des pincettes spéciales tiques, on peut utiliser une pince à épiler. Sinon, dans l’urgence, on met des gants ou on couvre les mains avec un du papier absorbant, puis on enlève la tique par nos propres mains ainsi protégées.

A noter qu’il ne faut absolument manipuler les tiques à mains nues et faire attention de ne laisser aucune partie de la tique à l’intérieur de la peau.

Pratiquement il nous faut saisir la tique aussi près que possible de la bouche (la partie collée à la peau). Le corps de la tique sera visible au-dessus de la peau.

Aussi il ne faut pas attraper la tique autour de son ventre gonflé. Car on risque de pousser le liquide infecté de la tique dans le corps si on le presse.

Tirer doucement sur la tique jusqu’à ce que sa bouche laisse aller la peau accrochée.

Ne pas tordre la tique. Cela peut casser le corps de la tique et laisser la tête dans la peau.

Une fois la tique enlevée, on nettoie la zone de la piqûre avec beaucoup d’eau chaude et propre. Et s’assurer de bien laver les mains avec du savon et de l’eau.

Il est bien indiqué de recouvrir la plaie d’une fine couche de vaseline, ou même de terre mouillé propre, et d’un bandage antiadhésif.

Coller la tique sur un morceau de papier et la placer dans un sac sec pourrait être d’une grande utilité pour une identification ultérieure si nécessaire.

A noter que certaines tiques sont si petites qu’il est difficile de les voir. Cela rend difficile de savoir si on a retiré la tête de la tique. Si on ne voit aucune partie visible de la tête de la tique à l’endroit où elle a mordu la peau, on supposera qu’elle a été retiré complètement, mais tout en faisant attention aux symptômes d’une infection cutanée ultérieure.

Et dans le cas où il y a une éruption cutanée, des maux de tête, des douleurs articulaires, de la fièvre ou des symptômes pseudo-grippaux, cela peut signifier qu’on a contacté une maladie liée à une morsure de tique. Il est vivement recommandé d’aller consulter en urgence son médecin traitant pour plus d’analyse et éviter ainsi la propagation d’une maladie qui pourrait s’avérer très dangereuse pour notre santé.

Enlever la tique après une morsure de tique

VIII- Comment se protéger de la morsure de tique ?

Lorsqu’une personne voyage par exemple ou séjourne dans des habitats ou il y a des herbes hautes, des broussailles envahissantes, etc., en particulier pendant les mois chauds, lorsque les tiques sont plus actives, il est conseillé de suivre ces quelques instructions :

1. Les vêtements

Lorsque nous sortons dans un endroit ou on risque de rencontrer des tiques comme les forêts et autres brousses, il est vivement recommandé de porter des vêtements de couleur pâle sur tous le corps et ne rien laisser apparaître sauf la tête. Il nous sera évidemment plus facile de repérer les tiques sur nos vêtements de cette couleur.

En plus, il est judicieux de faire rentrer les pantalons dans les chaussettes et les chemises dans les pantalons pour éviter que les tiques ne se faufilent entre les vêtements et s’attachent à notre peau.

S’attacher les cheveux lorsqu’ils sont longs et porter un chapeau en entrant dans un habitat de tiques peut nous éviter des fois de les ramener chez nous dans les cheveux ou il est difficile de les distinguées.

Aussi il faut toujours porter des gants lorsque nous jardinons, car les tiques vivent généralement sous le sol et dans la litière de feuilles.

Et dans le cas où on a un doute qu’il y a des tiques dans nos vêtements, il est conseillé de les faire Sécher dans un sèche-linge à grande température pendant au moins 10 minutes pour être sûr que les tiques en soient éliminées. Pour les vêtements humides le séchage peut nécessiter une durée plus longue.

2. Contrôles de tiques

Lorsqu’on se retrouve à l’extérieur dans des régions infestées de tiques, il est recommandé de vérifier toujours soi-même, les enfants et les animaux domestiques ne sont pas sensibles aux tiques.

Il faut également rechercher les tiques, à chaque retour de l’extérieur, dans toutes les articulations, le nombril, derrière les oreilles, derrière les genoux, entre les jambes, autour de la taille, dans la racine des cheveux et dans les autres plis de la peau comme ceux du ventre pour les gens avec l’embonpoint.

Laver soigneusement toutes les peaux traitées avec un insectifuge.

Se doucher dans les deux heures qui suivent l’entrée à l’intérieur peut également aider à laver les tiques et faciliter la recherche de tiques rampantes.

3. Produits contre la morsure de tique

Il est recommandé aussi d’utiliser un insectifuge contenant du DEET (Le DEET est un principe actif qui a été utilisé et développé par l’armée américaine pour lutter contre les morsures de moustiques et d’acariens).

Les répulsifs contenant de la picaridine et de l’huile d’eucalyptus citronné sont également réputés être efficaces.

Les produits répulsifs de tiques et autre acariens peuvent être appliqués sur les vêtements et les bottes (déconseillés généralement de le faire sur la peau), éliminent en fait les tiques qui entrent en contact avec les vêtements traités et restent généralement efficaces même après plusieurs lavages.

Pour les animaux domestiques, il existe parfois des répulsifs adaptés et qui sont d’une grande efficacité.

4. Sécuriser les alentours de la maison

En premier lieu, il faut garder la pelouse tondue, couper les broussailles et retirer les feuilles mortes pour réduire les populations de tiques.

En deuxième lieu, il faut éloigner les zones humides broussailleuses de la maison et laisser toujours un certain périmètre entre la maison et le jardin.

IX- Une morsure de tique signifie-t-elle toujours une transmission de maladie

Heureusement pour les humains que la plupart des morsures de tiques n’induisent pas des maladies infectieuses.

Selon des statistiques, trouvées dans un journal américain, environ 1% à 3% seulement des personnes mordues par une tique infectée finissent par attraper une maladie.

C’est pour diminuer encore plus ces statistiques qu’il est conseillé d’enlever la tique et autres acariens de la peau dans les 36 heures, avant que l’infection ne se propage infailliblement dans le sang de la personne touchée.

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Morsure de tique et borréliose

Source:

https://webzine.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2018-06/fiche_rbp_4_sppt-v1-180618.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ryth%C3%A8me_migrant

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/5-choses-faire-cas-piqure-tique-1489357.html

maladie de Gilbert

Maladie de Gilbert: (blanc des yeux jaune) symptômes et traitement

Maladie de Gilbert (tout savoir)

La maladie de Gilbert (blanc des yeux jaune) est un trouble du métabolisme hépatique, d’origine génétique, et qui dure toute la vie. Les épisodes d’ictère et les symptômes associés sont généralement vécus sans grandes difficultés et finissent par passer. Son principal inconvénient est un blanc des yeux jaune et une peau qui jaunit.

Introduction

Il faut savoir que la maladie de Gilbert (symptôme du blanc des yeux jaune) est plus courant qu’on le pense et, il ne nécessite généralement pas de traitement ni de médicament spécifique.

C’est le foie qui n’arrive pas à évacuer l’un des déchets de la dégradation des globules rouges qu’est la bilirubine pour cause de déficit de l’enzyme glucuronosyltransférase hépatique. Ce qui provoque une augmentation du taux de la bilirubine dans le sang qui se traduit généralement par un blanc des yeux jaune et une peau qui jaunisse légèrement.

II- Maladie de Gilbert et excrétion de bilirubines

On doit savoir que les globules rouges ne vivent pas très longtemps dans le sang et ont un temps de vie limité, qui est d’environ 120 jours en moyenne.

Quand ces globules rouges meurent, les molécules qui les fabriquent sont réutilisées par le corps. Chaque globule rouge doit donc être décomposé et tout ne peut pas être réutilisé.

Certaines molécules formées suite à cette rupture doivent quitter le corps pour les empêcher de s’accumuler à des niveaux dangereux et devenir nocives pour l’organisme.

La bilirubine est un de ces déchets qu’il faut évacuer du corps.

La bilirubine est formée lorsque l’hémoglobine, la molécule transportant l’oxygène dans les globules rouges, est démontée.

Si une personne est atteinte du syndrome de Gilbert( ou maladie de Gilbert), une mutation génétique qui a pour effet de ne pas produire par le corps d’un certain enzyme hépatique (bilirubine gluconosyltransférase hépatique), elle aura des taux très élevée de la bilirubine dans le sang.

III- Qu’est-ce qui cause la maladie de Gilbert ?

Comme on vient de le noter plus haut, la maladie de Gilbert est une maladie génétique. Ce qui veut dire que les personnes atteintes du syndrome de Gilbert ont un gène défectueux. Cet état de fait a pour conséquence que leur corps a des problèmes pour décomposer la substance présente dans le sang appelée bilirubine.

Normalement, lorsque les globules rouges atteignent la fin de leur vie (environ 120 jours plus tard), l’hémoglobine, le pigment rouge qui transporte l’oxygène dans le sang, se décompose en bilirubine.

Le foie convertit la bilirubine en une forme soluble dans l’eau, qui passe ensuite dans la bile et est finalement éliminée du corps dans l’urine ou les selles.

La bilirubine donne à l’urine sa couleur jaune clair et les selles à sa couleur brune foncé.

Dans le syndrome de Gilbert, le gène défectueux signifie que la bilirubine n’est pas convertie au taux normal. Elle s’accumule dans la circulation sanguine et peut provoquer une teinte jaunâtre de la peau et des yeux.

Hormis l’héritage du gène anormal, il n’existe aucun facteur de risque connu pour développer le syndrome de Gilbert. Il n’est pas lié à des habitudes de vie ou à des facteurs environnementaux.

La maladie de Gilbert est autosomique récessif, ce qui signifie que les deux parents de la personne atteinte sont porteurs tous les deux de la mutation génétique.

IV- Symptômes du syndrome de Gilbert

Il y a un très grand taux de personnes atteintes du syndrome de Gilbert et qui ne le savent même pas.

La plupart des personnes atteintes du syndrome de Gilbert ont des épisodes d’ictère (jaunissement de la peau et du blanc des yeux) occasionnels et de courte durée dus à l’accumulation de la fameuse bilirubine dans le sang.

Comme le syndrome de Gilbert ne provoque généralement qu’une légère augmentation du taux de bilirubine, le jaunissement est souvent bénin et ne nécessite aucun traitement.

Les yeux sont généralement les plus touchés.

Certaines personnes signalent également d’autres problèmes pendant les épisodes de jaunisse, notamment :

Une douleur abdominale (mal de ventre)

Se sentir très fatigué (fatigue extrême)

Perte d’appétit

Se sentir globalement malade et un sentiment général de malaise

Problèmes de concentration et de pensée claire (brouillard cérébral)

Des vertiges

Rarement le syndrome du côlon irritable, un trouble digestif courant qui provoque des crampes d’estomac, des ballonnements, de la diarrhée et de la constipation

Il n’est pas du tout sûr que ces problèmes soient directement liés à une augmentation des taux de bilirubine. Ils pourraient indiquer une maladie autre que le syndrome de Gilbert.

A noter qu’environ une personne sur trois atteinte du syndrome de Gilbert n’éprouve aucun symptôme. Il ne se rendent compte qu’ils sont atteints qu’en faisant un test sanguin anodin ou pour le diagnostic d’une autre maladie, et de durant les périodes de poussées.

En général, c’est le médecin qui fait ce constat.

V- Diagnostic

Bien que le syndrome de Gilbert puisse être présent à la naissance, il ne sera probablement diagnostiqué qu’après la puberté, plus particulièrement à la fin de l’adolescence ou au début de la vingtaine.

La plupart des cas du syndrome de Gilbert surviennent lorsque des tests sanguins sont effectués pour détecter d’autres conditions, telles que des infections, des maladies ou des tests de laboratoire de routine.

Ces analyses de sang peuvent révéler une légère augmentation des niveaux de bilirubine sans la présence de symptômes.

Le médecin peut diagnostiquer le syndrome de Gilbert si la bilirubine est élevée sans présenter de signes d’hémolyse, ce que l’on appelle également une dégradation prématurée des globules rouges ou des signes d’atteinte hépatique.

Si une personne présente des symptômes associés à la maladie de Gilbert, tels que la jaunisse, le médecin traitant pourra lui prescrire des analyses de laboratoire pour évaluer son taux de bilirubine et des tests pour évaluer la fonction hépatique.

De plus, le médecin peut lui demander de passer un test génétique, bien qu’il ne soit peut-être pas nécessaire d’établir un diagnostic de la maladie de Gilbert.

Maladie de Gilbert: traitement naturel

VI- Traitement de la maladie de Gilbert

En général, la maladie de Gilbert ne nécessite aucun traitement.

Même si un patient présente des périodes de jaunisse, le plus souvent ces épisodes symptomatiques sont très doux et disparaîtront quelques jours après sans traitement.

Cependant, si la jaunisse s’aggrave ou si d’autres symptômes se développent, les patients doivent consulter en urgence leur médecin traitant. Cela peut indiquer un problème de foie non lié au syndrome.

Aussi comme le stress est l’un des déclencheurs de la maladie, il est conseillé de savoir le gérer.

La gestion du stress à l’aide de techniques de relaxation, tels que le Yoga, la cohérence cardiaque et la méditation peut aider à prévenir l’apparition de symptômes.

Avoir une alimentation saine et régulière est la bonne solution pour éviter les poussées trop répétitives des symptômes du syndrome de Gilbert. Car jeûner ou sauter des repas peut déclencher les symptômes comme un blanc des yeux jaune. Par conséquent, il est recommandé aux personnes de manger régulièrement des repas bien équilibrés.

Les personnes atteintes doivent boire beaucoup de liquide, en particulier de l’eau. Cela aide à prévenir la déshydratation, qui peut déclencher les symptômes de la maladie de Gilbert.

En ce qui concerne les médicaments, si un patient souffre de la jaunisse, son médecin traitant peut lui recommander un médicament à base de barbiturique, le phénobarbital (Solfoton). Ce médicament aide à réduire le niveau de bilirubine dans le sang.

VII- Complications

Le faible niveau de l’enzyme de la bilirubine responsable du syndrome de Gilbert peut également augmenter les effets indésirables de certains médicaments, car cette enzyme joue un rôle important dans l’élimination de ces médicaments de l’organisme.

Ces médicaments comprennent certains inhibiteurs de protéase utilisés pour traiter le VIH et l’irinotécan (Camptosar), un médicament de chimiothérapie anticancéreuse utilisé spécialement dans les cancers colorectaux.

Si une personne sait qu’elle est atteinte de la maladie de Gilbert, elle doit obligatoirement informer son médecin avant de prendre tout nouveau médicament.

De plus, le fait d’avoir certains types de maladie de Gilbert peut augmenter le risque de développer des calculs biliaires.

VIII- Questions à poser à son médecin

Est-ce que je souffrirai de jaunisse en raison de cette maladie du foie ?

De quelle manière allons-nous gérer les symptômes que je pourrais rencontrer ?

A-t-on besoin de tests génétiques pour exclure la possibilité d’autres types de troubles génétiques du foie ?

Y a-t-il danger d’avoir un blanc des yeux jaune ?

Mon diagnostic est-il noté dans un registre génétique ?

Est-ce que d’autres membres de ma famille doivent être testés ?

IX- Conclusion et Prévention du syndrome de Gilbert

La prévention de la maladie de Gilbert n’est pas possible car c’est une maladie héréditaire.

Cependant, des complications et des effets secondaires graves peuvent être évités pour mener une vie des plus normale.

Afin de prévenir les attaques de jaunisse (blanc des yeux jaune et peau jaune), il est conseillé aux patients d’éviter les régimes restrictifs et la déshydratation, le stress négatif, les troubles émotionnels et l’anxiété, les efforts physiques excessifs, ainsi que qu’un sommeil irrégulier.

Les patients sont invités à avoir une alimentation saine et bien équilibrée, à boire beaucoup de liquides clairs comme l’eau et les jus de fruits, à éviter les aliments gras ou sucrés ou les aliments qu’ils ne supportent pas.

Certains patients peuvent également avoir besoin de vitamines et de suppléments.

Les malades doivent traiter rapidement les maladies infectieuses afin d’éviter les complications.

L’excès d’alcool doit être évité absolument. Et rappelons aussi que les patients souffrant d’une maladie du foie doivent éviter totalement l’alcool ou le prendre avec modération et prudence afin de prévenir d’autres maladies du foie ou d’autres lésions du foie.

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Maladie de Gilbert

Source:

https://docteurtamalou.fr/photo-maladie-de-gilbert-symptomes-traitement-naturel/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Gilbert