Virus du Nil occidental: cycle de transmission

Le virus du Nil occidental est un type de virus qui est transmis par les moustiques. L’infection qu’il cause peut être si bénigne que les gens ne savent même pas qu’ils en sont atteints. Mais dans de rares cas, le virus du Nil occidental entraîne une maladie grave qui affecte le cerveau ou la moelle épinière.

Les personnes âgées de plus de 60 ans ou celles dont le système immunitaire est affaibli par d’antérieures maladies sont les plus exposées aux risques de problèmes graves liés au virus du Nil occidental.

La plupart des gens se remettent complètement du virus du Nil occidental. Mais certaines personnes qui contractent une infection grave peuvent éprouver des problèmes physiques ou mentaux à long terme tels que faiblesse, perte de mémoire ou paralysie. Quelques personnes malheureusement en meurent.

Le virus du Nil occidental, lors d’une recherche en 1937 sur les virus de la fièvre jaune, a été pour la première fois isolé chez une femme fiévreuse de 37 ans dans la région haute du Nil occidental qui se trouve maintenant en Ouganda.

Il a été signalé en France dès le début des années 60.

La première infection humaine en France est signalée en 1999 dans le sud du pays.


Qu’est-ce que le virus du Nil occidental ?

I- Comment se transmit le virus du Nil occidental

La grande majorité des infections dans le monde proviennent de la piqûre d’un moustique déjà infecté. Les moustiques sont infectés eux-mêmes lorsqu’ils se nourrissent d’un oiseau infecté. Lorsqu’un moustique infecté pique une personne, le virus lui est injecté et peut provoquer la maladie.

Les oiseaux et d’autres animaux peuvent être infectés par le virus du Nil occidental, mais rien n’indique qu’une personne puisse contracter le virus en manipulant des animaux vivants ou morts. Cependant, il est toujours bien conseillé de mettre des gants lorsqu’on manipule un animal mort, y compris des oiseaux.

Le virus du Nil occidental peut également être transmis par une greffe d’organe, une transfusion sanguine, d’une mère à un fœtus et éventuellement par le lait maternel.

La plupart des moustiques en France et en Europe ne sont pas infectés par le virus du Nil occidental. Mais même si un moustique infecté pique une personne, les chances qu’elle tomber malade sont faibles car la plupart des personnes infectées ne présentent aucun symptôme.

Moins de 1% des personnes infectées développent une maladie grave, telle qu’une encéphalite ou une méningite. Les personnes âgées de 50 ans et plus ont le plus grand risque de tomber gravement malades si elles sont piquées par un moustique infecté par le virus du Nil occidental.

II- Causes de l’infection du virus du Nil occidental

Les moustiques du genre culex sont les grands responsables en France et dans le pourtour méditerranéen de la transmission du virus du Nil occidental. La maladie se propage généralement entre juin et novembre dans le sud de l’Europe, la période la plus active pour ce genre de moustique.

Les oiseaux migrateurs sont la cause principale de la propagation du virus du fait de leur état de bon hôte du virus, puisque c’est eux qui le transmettent aux moustiques de type culex. 

Les oiseaux infectés ont des niveaux élevés de virus. En France et en Italie surtout, les oiseaux migrateurs venus de l’autre rive sont quelques fois de bons transporteurs communs du virus.

Quand le moustique pique un oiseau infecté pour boire son sang, il est directement infecté. Et ensuite part pour piquer une personne, le virus pénètre directement dans le sang de cet individu.

On ignore jusqu’à maintenant comment le virus fonctionne. Le VNO pénètre dans le sang et se reproduit. Parfois, il peut traverser la barrière hémato-encéphalique pour provoquer une inflammation du cerveau, ce qui peut causer une maladie plus grave.

A noter aussi la transmission verticale du virus pendant la période hivernale lorsque le moustique culex femelle le transmit à ses œufs qui vont éclore la prochaine saison.

La transmission est également possible par :

    Transfusions sanguines : les autorités sanitaires procèdent désormais au dépistage du VNO et d’autres maladies avant d’accepter une transfusion.

Transplantations d’organes : Il est préférable de faire de tests complets en cas de donation d’organe pour détecter les éventuelles maladies contenu dans l’organe en question, notamment le test de détection du virus du Nil occidental.

Grossesse : une mère infectée peut infecter son fœtus, malgré que le risque reste très faible.

Allaitement : le risque de transmission du virus par le lait maternel est très faible, mais le risque est si faible que certains médecins conseillent aux mères de continuer à allaiter.

III- Symptômes dû au virus du Nil occidental

un virus
le virus

Il faut bien préciser que la plupart des personnes infectées par le virus du Nil occidental (80%) ne présentent aucun signe ni symptôme.

La période d’incubation est de 2 à 14 jours, ce qui implique que les symptômes peuvent apparaitre entre 2 à 14 jours après la piqure de l’insecte infecté par le virus du Nil occidental.

1. Signes et symptômes d’infection légers

Environ 20% des personnes développent une infection bénigne appelée fièvre du Nil occidental. Les signes et symptômes communs incluent :

    Fièvre

    Mal de tête

    Courbatures

    Vomissement

    La diarrhée

    Fatigue

    Démangeaison de la peau

2. Signes et symptômes d’infection grave

Chez moins de 1% des personnes infectées, le virus provoque une infection neurologique grave, notamment une inflammation du cerveau (encéphalite) et des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière (méningite), du syndrome de Guillain-barré et de la paralysie.

Les signes et symptômes des infections neurologiques incluent :

  Maux de tête sévères

Forte fièvre

 Raideur dans le cou

 Désorientation ou confusion

 Paralysie partielle ou faiblesse musculaire

 Tremblements ou secousses musculaires

   Risque de tomber dans le coma

Les signes et symptômes de la fièvre du virus du Nil occidental durent généralement quelques jours, mais les signes et symptômes d’encéphalite ou de méningite peuvent persister pendant des semaines, voire des mois. Certains effets neurologiques, tels que la faiblesse musculaire, peuvent être permanents.

La mortalité est estimée à 1% des infections déclarées dans le monde, et elle concerne principalement les personnes fragiles comme celles du troisième âge et celles qui ont un système immunitaire déficient déjà affaibli par d’autres maladies plus importantes.


Le virus du Nil occidental tue en Europe

IV- Diagnostic

Le médecin fera généralement un constat global des symptômes apparents sur le patient comme les démangeaisons et autres fièvres. Il posera la question sur l’environnement immédiat du patient s’il est dans une zone où il y a un risque d’infection par les moustiques. Puis il lui demandera un test sanguin pour vérifier le taux d’anticorps produit dans le sang en rapport au virus du Nil occidental.

Car une personne infectée par le virus du Nil occidental aura un niveau accru d’anticorps contre la maladie.

Les anticorps sont des protéines produites par le système immunitaire qui attaquent des substances étrangères telles que des virus, des bactéries et d’autres organismes nuisibles. Des niveaux élevés d’anticorps indiquent que le système immunitaire combat l’infection en produisant un excès d’anticorps.

A noter qu’il existe des tests spécifiques qui détectent le virus du Nil occidental.

Aussi pour s’assurer qu’il n’y a pas de complication neurocérébrale dû au virus, le médecin pourrait demander au patient d’effectuer deux autres tests :

1. Ponction lombaire

C’est le moyen le plus courant de diagnostiquer la méningite, qui consiste à analyser le liquide céphalo-rachidien qui entoure le cerveau et la moelle épinière.

Une aiguille insérée entre les vertèbres inférieures de la colonne vertébrale est utilisée pour extraire un échantillon de liquide en vue d’une analyse en laboratoire. L’échantillon de liquide peut montrer un nombre élevé de globules blancs – un signal indiquant que le système immunitaire lutte contre une infection. Ce qui implique une demande de diagnostic plus avancée.

2. Tests sur le cerveau

Dans certains cas, il est conseillé de faire le test d’électroencéphalographie : une procédure qui mesure l’activité du cerveau, ou une IRM qui peuvent aider à détecter une inflammation du cerveau.

V- Traitement de l’infection par le virus du Nil occidental

    Aucun vaccin ni traitement antiviral spécifique contre l’infection par le virus du Nil occidental n’est disponible.

Des analgésiques en vente libre, en pharmacie, peuvent être utilisés pour réduire la fièvre et soulager certains symptômes qui sont vraiment gênants.

Dans les cas graves, les patients doivent souvent être hospitalisés pour recevoir un traitement spécifique, tels que des solutions intraveineuses, des médicaments particuliers contre la douleur et des soins infirmiers conjugués avec une surveillance médicale.

VI- Quels sont les rôles des autres animaux dans la transmission du virus du Nil occidental ?

Les oiseaux sont le réservoir naturel du virus du Nil occidental. Si un moustique pique un oiseau infecté et que le virus est transmis au moustique, il peut alors devenir son hôte. Ainsi si le même moustique mord alors un humain, la maladie pourrait être transmise à l’homme.

Les chevaux et autres équidés sont des mauvais hôtes du virus du Nil occidental, ce qui signifie qu’ils peuvent contracter le virus du Nil occidental, mais ils ne conservent pas suffisamment de virus dans le sang pour infecter d’autres mammifères (y compris l’homme) ou des moustiques. Je crois qu’un vaccin est disponible pour les chevaux afin de prévenir le virus du Nil occidental.

Les moustiques sont infectés par le virus du Nil occidental principalement en prenant des repas de sang d’oiseaux infectés. Cependant, le virus peut être transmis par les moustiques femelles infectées à leurs œufs, ce qui entraîne une progéniture infectée.

VII- Qui est à risque ?

    Toute personne vivant dans une région où le virus du Nil occidental est présent chez les moustiques peut être infectée.

En France, c’est dans la région de Nice que des cas d’infections sont signalés. 24 cas sont recensé en 2018 dans le sud de la France (Paca, Corse et Occitanie).

Les personnes de plus de 60 ans sont les plus exposées au risque de maladie grave.

Les personnes atteintes de certaines maladies qui affaiblissent le système immunitaire, telles que le cancer, le diabète, l’hypertension, les maladies du rein et les personnes ayant subi une greffe d’organe courent également un risque plus élevé de développer une maladie grave.

VIII- Complications du virus du Nil occidental

Dans de rares cas – moins de 1% – l’infection peut entraîner de graves complications, notamment une méningite ou une encéphalite.

La méningite est une infection ou une inflammation des membranes entourant le cerveau (méninges), alors que l’encéphalite implique une inflammation du cerveau lui-même.

Une fois dans le sang, le virus se multiplie puis franchit la barrière hémato-encéphalique. L’invasion virale perturbe le fonctionnement normal du système nerveux et peut entraîner la mort ou une invalidité grave.

IX- La prévention

Que peut-on faire pour se protéger du virus du Nil occidental ?

Les médecins spécialistes de la question recommandent ces précautions :

Essayer de rester à l’intérieur au crépuscule et à l’aube, lorsque les moustiques sont les plus actifs dans les régions ou se sont déclaré des cas d’infection avec le virus du Nil occidental.

Utilisation dans les zones infectées des moustiquaires sur les portes et les fenêtres pour empêcher les moustiques d’entrer dans la maison. Réparation de tous les carreaux cassés ou endommagés.

Porter des chemises à manches longues et des pantalons longs en sortant se promener à l’extérieur.

Élimination des zones de reproduction de moustiques autour de la maison – vider l’eau stagnante des gouttières, des pneus usés, des pataugeoires, des bâches, des plantes en pot et de tous les seaux à l’extérieur.

S’assurer toujours que l’eau des seaux pour animaux de compagnie et des récipients d’eau pour oiseaux soient changée régulièrement.

Ne pas se fier vraiment aux produits industriels à base de vitamine B ou à des appareils à ultrasons qui se vendent sur le marché ou sur internet pour prévenir les piqûres de moustiques – aucun des deux n’a prouvé réellement son efficacité.

Toutes ces précautions sont à utiliser également pour le virus Zika et les maladies du Chikungunya et la Dengue.

Comment utiliser les sprays insectifuges

Au cas où une personne choisit d’utiliser les sprays insectifuges pour se protéger des piqures d’insectes, quelques précautions sont nécessaires. Voici quelques-unes :

Ne pas utiliser d’insectifuge sur une peau recouverte de vêtements.

Ne jamais vaporiser de produits directement sur le visage (on doit d’abord vaporiser le répulsif sur les mains, puis le frotter sur le visage). Il n’est jamais bon d’utiliser un répulsif sur les yeux ou la bouche.

    Une fois que la personne est rentré à l’intérieur de la maison, il faut qu’elle se lave du répulsif à l’eau et au savon.

    Ne pas utiliser pas d’insectifuge sur les zones de la peau irritées ou coupées.

    Arrêter immédiatement d’utiliser un répulsif s’il donne une éruption cutanée ou une autre réaction cutanée. Le lavez rapidement et partir ensuite consulter son médecin traitant.

    Ne jamais laisser le répulsif à la portée des enfants.    

   Ne pas utiliser d’écran solaire contenant un insectifuge. Les écrans solaires doivent être ré-appliqués fréquemment, mais pas les insectifuges.

    Enfin, nous conseillons de lire toujours la notice du fabriquant contenue dans la boite de l’insectifuge pour savoir comment l’appliquer et le degré de sa dangerosité.

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Virus du Nil occidental: des montres en moi

Source:

https://www.leprogres.fr/france-monde/2018/10/24/qu-est-ce-que-le-virus-du-nil-occidental

https://www.caducee.net/DossierSpecialises/infection/fievre-west-nile.asp

https://www.leconomistemaghrebin.com/2018/10/04/fievre-virus-nil-occidental-tunisie/

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